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 Peut-être qu'un jour, nous verrons une étoile. [PV ♥]
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MessageSujet: Peut-être qu'un jour, nous verrons une étoile. [PV ♥]   Dim 18 Mar - 21:31

    "Dois-je considérer ça comme une déclaration ?"

    Ces mots résonnaient dans sa tête. Elle s'était promis de ne jamais revenir ici. Cette promesse qu'elle s'était fait à elle-même ne l'arrêta pourtant pas. En se levant, elle avait décidé de venir une dernière fois. Peut-être espérait-elle de surmonter cette angoisse ? L'angoisse terrible du vide qui se trouvait devant elle. Les souvenirs douloureux qu'elle avait ici, elle espérait les voir partir. Les voir enfin sortir de sa tête.
    Églantine avait mis une sorte de cape, pour que personne ne la reconnaisse. Non pas qu'elle avait peur de croiser quelqu'un du village, mais il valait mieux être prudente, elle ne savait pas qui elle pourrait bien croiser. S'approchant dangereusement de la faille, son cœur s’accéléra. Qu'allait-elle faire maintenant ? Regarder au fond du trou ? Se jeter dedans, peut-être que cela arrangerait tous ses problèmes.
    Elle se demanda s'il était encore dedans. S'il reposait dans cette même grotte... S'il l'attendait, encore. La jeune arriva devant le fameux pont, il était tout aussi sombre que la dernière fois, et elle n'arriva pas à voir le bout de ce pont. Il était peut-être en face d'elle, au bout de ce pont. Elle ne savait pas ce qu'elle devait faire. Jamais elle ne le prendrait encore une fois. C'était vraiment la pire erreur de sa vie. Si elle ne l'avait pas pris, elle n'aurait jamais eu tous ses problèmes. Elle n'aurait jamais vu la capitale, mais cela ne lui aurait pas manqué. Ça ne l'aurait pas dérangé. Voir la capitale lui a seulement montré à quel point le monde dans lequel elle vivait était corrompu. Pourri jusqu'à la moelle.
    Ils méritaient tous de mourir. Tomber au fond de cette faille. Crever comme les vulgaires insectes qu'ils étaient. Qu'avaient-ils fait de bien dans leur vie ? Tous ces gens cupides, ces chimères dégoutantes, ces rafleurs intolérants. Pourquoi vivaient-ils dans le même monde qu'elle ? Elle ne voulait plus les voir. Elle ne voulait plus ne serait que poser les yeux sur eux. Tous ces corrompus, qui ne courraient qu'après l'argent. Les Wertvolls. Il n'y avait que ça qui comptait pour tous ces gens. Ils ne méritaient même pas que Kätzchen s'abaisse à leur niveau. Enfin, Églantine.
    Elle tira dans un caillou qui trainait près de ses pieds. Il tomba directement dans la faille. Ne l'entendant pas tomber, elle eut un frémissement. Cette faille était donc d'une telle profondeur ? Si elle pouvait balancer tout le monde dans cette faille... les entendrait-elle crier ? Elle voulait les entendre la supplier, les entendre crier jusqu'à la mort. Pour se repentir de tout le mal qu'ils avaient fait. S'approchant du pont, elle commença à le fixer.
    Et s'il était toujours là-bas ? S'il l'attendait vraiment ? Elle voulait tellement le revoir. Pourquoi n'était-il pas revenu ? Pendant un instant de folie, elle posa un premier pied sur le pont. Il craqua. Comme du vieux bois. Mais Églantine n'entendit pas ce son là. C'était sa voix, chaude et douce.

    "Si cela ne tenait qu'à moi..."

    Cela semblait venir du pont. Elle posa un deuxième pied. La jeune fille était à présent sur le pont. Elle avait déjà fait quelques mètres. Elle ne s'en apercevait même pas. Elle avançait presque comme sur un tapis roulant.


    "Je reviendrai."

    Elle se rendit soudainement compte de ce qu'elle était en train de faire. Cette chose horrible. Reprendre le pont. L'angoisse montait déjà en elle. Elle essayait de faire abstraction de tout ça. Marcher en direction de la sortie de ce pont maudit. C'était comme dans un cauchemar, ses jambes étaient lourdes. Elle ne pouvait pas les bouger. Elle ne pouvait pas courir. Elle ne pouvait rien faire. Églantine tremblait de peur, ses genoux s'entrechoquaient. Elle sentait les larmes qui lui caressaient les joues. Elle attendait désespérément de pouvoir s'en aller. En vain.
    Elle en eut marre, Kätzchen reprit le dessus. Cette partie faible qu'était Églantine ne lui plaisait. Elle l'irritait tellement. Surtout quand elle se mettait à repenser à ça. Malgré ses jambes tremblotantes, elle sortit du pont pour s'affaler devant ce dernier, contre un des poteaux qui le soutenait. Kätzchen regardait le ciel, les larmes aux yeux. Elle se dit qu'elle aussi aurait aimé le voir avec lui une dernière fois.


Dernière édition par Eglantine Palit le Mar 20 Mar - 16:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Peut-être qu'un jour, nous verrons une étoile. [PV ♥]   Mar 20 Mar - 10:30


« Maman … Tu m’expliqueras un jour, pourquoi les humains sont si faibles ? Hein maman … ? » Ce pont. Beaucoup de personne lui en parler, un mystérieux pouvoir faisait ressortir le pire cauchemar de ceux qui posaient le pied sur le bois craquelant. Elle avait peur. Ses genoux craquetaient l’un contre l’autre, en était la preuve. Masael avait besoin d’être seule pour affronter ça. C’était une étape importante de sa vie, une page de livre qui devait se tourner. Elle sortit de sa poche une petite fiole et la bu cul-sec. « Espérons que celle-ci fonctionne. Désolée les amis. » Masael leur offrit un doux sourire, comme s’ils étaient devant elle, guidant chacun de ses pas. Sa tête n’était visible de personne, cette dernière recouverte d’une capuche couleur ébène. La peur envahissait peu à peu chaque partie de son corps. Ne laissant par une seule parcelle de chair de côté. Masael devait apprendre à la gérer. A ne pas être aussi faible que les autres. Que ses parents biologiques. Elle devait être forte. Masael était obligée. « Tu n’y arriveras pas, tu le sais Masael ? » La jeune rafleur leva les yeux vers le son de la voix, et lâcha un soupire. L’effet de la fiole n’ayant toujours pas fais effet. « Tu m’agaces. Numéro Six. Je t’ai déjà dit cent-mille fois que je pouvais y arriver. Et ce n’est pas en étant si désagréable avec moi, que tu m’aideras. Idiot. » La demoiselle s’avança jusqu’au pont, se trouvant juste devant. Hésitant un long moment à enfin avancer. « N’ait pas peur Masael. Jamais je ne te laisserais seule. Jamais. » Cette voix. Ne venait d’aucun de ses amis imaginaire, mais tu gouffres. Elle provoqua un long frisson à Masael, laissa ses poils s'hérissaient. « Maman… ? » Cela faisait plusieurs moi qu’elle ne l’avait pas vu. Certainement à cause de la dispute qu’il y avait eu entrent-elles. Lekshey n’approuvait pas vraiment le fait que sa tendre petite fille adoptive pouvait se retrouver parmi les rafleurs. Et mettre à leur disposition ses atouts mathématiques. En étant trésorière.

« Tu m’avais promis. Vous promettez toujours. Et jamais vous ne faite. » Ses points se serrèrent laissant chacune de ses phalanges craquaient. Elle posa un pied sur le pont et souffla doucement. Comme pour s’apaiser. Se rassure d’avoir réussi à faire le premier pas. D’avoir réussie à franchir le pas. D’avoir réussie à vaincre la peur. Elle fit un second, puis un troisième pas vers l’autre rive. « Tu es seul, ici Masael… Seule… » La jeune trésorière mordit sa propre lèvre, tellement fort qu’elle se mit à saigner. Laissant quelques gouttes perlés le long de sa gorge. Masael devait faire abstraction de ses paroles. Du sens qu’elles avaient pour elle. « Ne pas les écoutés… Tout ira bien. » Elle parvient jusqu’au bout du pont, ou elle ne semblait pas être seule. « Maman ? » Un sourire se dessina sur son visage. L’attendait-elle ici ? Etait-ce un cap à passer avant que Maman soit fière de sa fille ? Ou est-ce juste un mirage ? Ou une autre personne inconnue ? Des tas de questions se bousculaient dans sa tête, grognant doucement. Elle essuya le sang grâce au-dessus de sa main, soupirant. Avançant encore un peu, avant de voir que l’ombre était au sol. Affaler.

Impossible de voir qui était cette personne. Une cape recouvrant son visage. « Vous allez-bien ? » Elle hésita à avancer plus près d’elle. Un piège ? Aller-t-elle mettre sa vie en danger ? « Tu penses beaucoup trop Masael. » La jeune femme leva les yeux vers numéro six, mais l’ignora. Ne répondant à aucun moment à son attaque. Masael s’accroupi près de la personne. Et esquissa un léger sourire. Comme pour l’apaiser. Posant timidement sa main sur son épaule. « Toi aussi. Tu as trouvait le passage difficile, je me trompe ? » Masael avait ce sourire enfantin, en aucun cas digne des rafleurs. Mais, elle ne pouvait pas laisser quelqu’un dans la détresse comme ça. Aide les autres, comme tu aimerais que l’on t’aide. Toi.
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MessageSujet: Re: Peut-être qu'un jour, nous verrons une étoile. [PV ♥]   Ven 23 Mar - 20:42



« Le silence irrite le Diable. »


Bien étrange endroit que la faille d'outre monde. Un gouffre si profond qu'il engloutissait même la plus infime partie de lumière, un gouffre avalant espoirs, rêves et utopie. Un gouffre qui avait accueilli en son sein bien des hommes et des femmes, suicidé, assassiné ou victime de trahison. Oui, cet endroit en était presque devenu poétique et évoquait chez toi une petite nostalgie. Tu as passé bien des heures à observer ce gouffre, pensant pouvoir y faire tomber Hurle un jour. Un sourire se dessinait sur ton visage, ce rêve ne pouvait t'évoquer que de la joie malgré la sombre vue qui s'offrait à toi. Un rêve ? Un songe ? Certainement pas, ceci était un but. Un but qui s'approchait doucement, caressant tes efforts et embrassant ta volonté. Aujourd'hui était un jour particulier. Ta venue ici n'était pas uniquement dans le but d'adoucir tes moeurs, bien que le paysage était pour le moins reposant. Le bruit du vent régnant sur la plaine, un homme s'approchait de toi. L'homme, encapuchonné, n'osait pas briser la domination du vent et s'approchait dans le silence le plus complet. Ton regard se portait attentivement vers l'homme, il était celui que tu attendais, il était important. De ton oeil, tu essayais presque de voir à travers l'ombre qu'imposait sa capuche sur son visage, un regard insistant. L'homme pressait le pas, ce suspens était lourd pour lui comme pour toi. Enfin en face de toi, un signe de la tête suffisait à vous passer le bonjour. Il ne fallait pas perdre le temps en blabla inutile, être rapide. Ta bouche s'ouvrait lentement pour laisser s'échapper quelques mots. « J'imagine que tu as en ta possession ce que je t'ai demandé, sinon tu n'oserais pas te présenter d'une manière aussi arrogante à moi. ». L'homme laissait un silence s'imposer, rendant l'atmosphère bien plus pesante et passait sa main sur le bord gauche sa capuche, pour rabattre cette dernière en arrière.

Rien de significatif sur le visage de l'homme, rien de plus qu'une cicatrice sur son oeil, de l'arcade sourcilière jusqu'à la pommette. Une blessure bien mal entretenu, une chose logique s'il avait été blessé durant son séjour dans cette horrible prison. Horrible prison devenue ton terrain de jeu, cela dit. Une marque de respect ou d'arrogance, tu ne savais pas comment qualifié l'acte de l'individu au visage non masquer. L'important se passait maintenant qu'il approchait doucement sa main de sa poche pour en sortir un morceau de papier chiffonné. A en juger par la petite taille dudit papier, il ne pouvait pas contenir une carte ou alors d'information extrêmement détailler. Peut-être une illustration ou un nom, une liste de noms si l'homme était capable d'écrire petit. La mauvaise qualité du papier irait presque jusqu'à mener à l'interrogation d'écrire quelque chose plutôt que de se parler en face à face. Peu importe. Alors qu'il commence à te tendre le papier, tu t'empresses d'approcher ta main de celle de l'homme qui s'empressait tout autant de reculer. Il fronçait les sourcils, appuyant d'un regard haineux et symbolique, il pris à son tour la parole. « J'espère également que sa majesté n'a pas oublié notre accord. Si tu ne me dis pas où les rafleurs ont enfermer ma famille, je n'aurais de cesse de te traquer et t'envoyer dans l'enfer auquel tu appartiens. ». Des paroles stupides. Ou plutôt, les paroles d'un homme désespéré. Un insignifiant natif qui s'était vu enlever sa famille lors d'une rafle. Il était évident qu'un homme comme toi, Dylan, ne pouvait que profiter de la situation pour l'utiliser. Ton visage restait néanmoins impassible. « Les menteurs sont les enfants du diable. - dit-il en levant le bras - je jure qu'à mes yeux, ce papier a bien plus d'importance que ta ridicule famille et vos liens. Si tu respectes ta parole, il est évident que je ferais de même. ». L'homme, visiblement rassurer par tes paroles emplis de venin, se résignait à t'offrir le papier chiffonné. Un large sourire se dessinait sur ton visage, alors que tu prenais le papier dans le creux de ta main, l'ouvrant pour vérifier son contenu. Pas le temps de sauter de joie que l'individu te faisant face demandait déjà son dû.

« Bien. C'est un long travail que tu viens d'accomplir. Pour un échange d'information symbolique, j'ai également inscrit l'endroit de ton désir sur un papier. Une fois ce papier en ta possession, nous serons bien loin l'un de l'autre. ». Tu passais lentement ta main dans ton manteau, pour déposer le papier dans la poche intérieure et prendre rapidement une dague que tu projetais tout aussi rapidement dans la gorge de l'homme en face de toi. Qui regretterait la mort d'un homme comme lui ? Certainement pas toi. Un peu plus loin se trouvait le pont des ombres. Il serait certainement la façon la plus simple de quitter cet endroit. Alors que tu avançais et t'approchais dudit pont, tu pouvais observer deux silhouettes. Avaient-elles vue l'assassina de ton informateur ? Ce cas, bien que possible, serait pour le moins problématique. Il n'était pas dans tes habitudes de tuer n'importe qui. Enfin, si c'était un cas d'extrême urgence. Tu t'approchais discrètement des deux silhouettes, elles semblaient occupées. Le regard déterminer, tes pas s'en trouvaient plus rapide. C'est seulement à quelques mètres d'elles que tu pouvais distinguer clairement l'identité de ces personnes. Enfin, d'une personne. Masael Black, douce collaboratrice, que pouvais-tu bien faire ici ? Ton regard s'était adoucis. Ou plutôt, tu avais repris ton regard dédaigneux, presque insolent. Arrivant finalement dans le dos de Masael, un raclement de gorge. Une façon comme une autre de faire remarquer sa présence, dirons-nous. « Il est bien rare que je te rencontre dans des endroits aussi lugubres. Qu'est-ce qui justifie ta présence ici ? Tu apportes de l'aide à cette élégante jeune fille ? »



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MessageSujet: Re: Peut-être qu'un jour, nous verrons une étoile. [PV ♥]   Mer 4 Avr - 19:44

    Elle ne resta pas seule très longtemps. Une jeune fille venait de traverser le pont. Il fallait beaucoup de courage pour oser le traverser. Depuis cette époque-là, elle n'avait plus osé. Les cauchemars qu'elle pourrait y vivre lui faisait bien trop peur pour essayer. Parfois, il vaut mieux privilégier la prudence à la curiosité. La curiosité ne lui avait jamais amené de bonnes choses. Kätzchen regarda l'inconnue de la tête aux pieds, en repassant une dernière fois par la tête. De grands yeux clairs, un visage plutôt doux. Sous sa cape, Églantine cachait ses larmes et son visage. Tant qu'elle ne lui parlait pas, elle n'avait pas à se cacher. Allez, envole-toi vers une autre destination petite inconnue. Cesse d'importuner les grands de ce monde. Mais elle l'importuna :

    « Toi aussi. Tu as trouvé le passage difficile, je me trompe ? »

    Comment une fille aussi insignifiante qu'elle pouvait traverser ce pont comme un pont normal... Alors que Kätzchen avait tant de mal ? Était-ce là une faiblesse ? Elle n'en avait pas, de faiblesse. Elle ne répondit pas. Elle ne voulait pas lui avouer qu'elle avait échoué, qu'elle n'eut à faire que quelques pas pour se rendre compte de son erreur et faire demi-tour... Et puis, depuis quand tutoyait-on les inconnus ? Quelle impolie. Si elle avait pu, Kätzchen lui aurait donné la leçon qu'elle méritait. Mais elle n'était pas en état. C'est alors qu'une voix masculine sortit la féline de son observation détaillée de Masael :

    « Il est bien rare que je te rencontre dans des endroits aussi lugubres. Qu'est-ce qui justifie ta présence ici ? Tu apportes de l'aide à cette élégante jeune fille ? »

    Pourquoi y avait-il du monde aujourd'hui ? Le pont des ombres est le nouvel endroit à la mode ? Kätzchen avait toujours pensé que c'était son club, l'endroit à la mode. Pas ce pont pourri, au bois moisi et qui n'avait vraiment aucune utilité. Aucune. A moins de s'essuyer la boue qu'on avait sur ses chaussures. Elle observa alors l'inconnu. Elle se trouvait à présent avec une inconnue et un inconnu. Quelle joie. La jeune femme se souvint alors qu'elle n'était pas cachée sous un masque quelconque. Elle se tourna rapidement et prit un masque de secours. C'était un masque vénichien, ou quelque chose dans le genre. Un perdu le lui avait donné un jour. En tout cas, cela représentait un chat. Et cela correspondait à son image, c'était l'essentiel. Elle le mit rapidement, laissant tomber sa capuche sur son dos. Aujourd'hui, elle avait décidé de se faire un chignon avec une tresse en guise de couronne. Kätzchen adorait cette coiffure pour l'air dominant qu'elle lui donnait et Églantine l'aimait car elle pouvait mettre des fleurs dans la tresse, ce qu'elle avait fait. Elle se tourna pour faire face à ces deux inconnus. Ils étaient grands. Plus grands qu'elle. Églantine n'était pas petite, mais sa corpulence si frêle lui faisait perdre quelques centimètres. D'une voix douce et innocente, elle leur dit :

    « Il faut avouer que votre présence me dérange. Moi qui pensait être seule... »

    Elle jeta un regard haineux à ses interlocuteurs, seuls ses yeux pouvaient transmettre ce sentiment qu'ils lui donnaient. Pourquoi avaient-ils tous décidé de venir aujourd'hui ? Alors qu'elle comptait juste... Elle ne savait plus très bien ce qu'elle venait faire ici, elle aussi. Ah oui. C'est vrai. Ses yeux brillèrent, elle se souvint du pourquoi du comment. Enfin, ni Églantine, ni Kätzchen ne voulait rester ici. Elle s'apprêtait à partir, regarder une dernière fois les deux inconnus, qui semblaient se connaître.


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MessageSujet: Re: Peut-être qu'un jour, nous verrons une étoile. [PV ♥]   Ven 13 Avr - 20:47

Masael n’eut pas le temps de faire d’avantage connaissance avec la jeune demoiselle, qu’une voix plus que familière venait titiller son ouïe. Un homme. C’est certain. Cette voix. Ce timbre-là. C’était sans aucun doute Dylan. « Il est bien rare que je te rencontre dans des endroits aussi lugubres. Qu'est-ce qui justifie ta présence ici ? Tu apportes de l'aide à cette élégante jeune fille ? » Elle l’aimait bien, même beaucoup. Il était au courant pour sa différence mental. Pour son trouble psychologique. En autre, il était au courant au sujet de la schizophrénie de Masael. Il ne la jugeait pas vraiment sur ça, et c’est ce qui l’a poussait à l’apprécié. Et puis, les idées qu’il avait étaient similaires à celle de la schizophrène. Elle se redresse, et lui offrit un large sourire. Alors que Masael était sur le point de répondre à la question de Dylan, son oreille fût attiré la une voix douce, et l’air innocente. « Il faut avouer que votre présence me dérange. Moi qui pensais être seule... »

Un sourire se dessina sur ses lèvres, et tout en passant sa main dans les cheveux, elle soupira doucement. « T’as vu comment elle te parle la petite ? Non mais pour qui elle se prend, la naine. » Six, toujours là à parler de chose qui d’un certain point de vue ne le concerne en aucun cas. « Tu cherches les embrouilles Six, laisse là un peu tranquille tu veux. Je suis certaine que tout va bien ce passé, après tout. Masael est une grande fille. » Il était rare que Sept intervienne, mais quand il le faisait c’était pour dire des choses qui avait un intérêt. Il ne parlait jamais pour ne rien dire. Malheureusement, elle ne pouvait répondre ni à l’un, ni à l’autre. Elle passerait sans doute, une fois de plus, pour une folle. Et ne voulait en aucun cas que cela se passe ainsi. « Dylan ! A vrai dire, on m’a dit de venir ici. » Son regard chercha le regard de la jeune demoiselle. Devant elle. Toussant doucement. « J’aurais tout aussi bien pu te laisser là, accroupie, seule. On appelle ça de la charité, au cas où ce mot te dit quelque chose. Malheureusement, nous sommes beaucoup trop peut à connaître le sens exact de ce mot. »

Elle leva les yeux aux ciels. Masael était venue ici, dans le seul et unique but, d’affronter sa peur. Celle de l’abandon. Evidemment, qu’elle est capable de grande chose en solitaire. Mais l’idée d’être loin des autres, seules l’effraye de plus en plus chaque jour. En commençant par Leikshey. Sa mère adoptive qui lui avait promis de ne jamais la laisser seule, et qui du jour au lendemain, laissa derrière elle la jeune enfant qu’elle avait pris sous son aile peu après sa naissance. Masael eut les yeux humides, mais tourna la tête vers Dylan. Lui répondue d’une voix monotone. « Et toi, que fais-tu ici ? » Cela ne la regardait sans doute pas, mais après tout. Il s’est bien gêner pour lui poser la question en premier. C’est le type de question que l’on retourne facilement après une réponse, alors autant le faire maintenant.

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MessageSujet: Re: Peut-être qu'un jour, nous verrons une étoile. [PV ♥]   

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