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 « Viens chérie, frappe moi ~ [PV]
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Rafleur
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MessageSujet: « Viens chérie, frappe moi ~ [PV]   Dim 4 Mar - 20:01

    « Minou, minou. Tu la veux ta pâté ? Viens la chercher. »

    Ville de merde. Prison de merde. Et pourtant elle s’y était habituée. La pourriture des environs, la cruauté des habitants ou des animaux, l’ombre qui régnait partout, le regard sournois des maîtres de l’île. Elle était habituée à tout. Pourtant elle ne pouvait s’empêche d’y repenser. Assise sur l’une des branches d’un arbre de cuivre, tout en prenant soin de ne pas se frotter à ses feuilles tranchantes, la jeune femme jouait avec une dague entre ses doigts, la retournant dans tous les sens avant de jongler avec, son esprit divaguant vers d’autres horizons. Cela faisait plus de deux ans qu’elle était ici, et en toute honnêteté l’argent commençait à lui manquer. Pourtant en étant chez les rafleurs, ça devrait être assez aisé de s’en procurer, mais elle ne ressentait aucune satisfaction en pillant une dépouille ou en volant des objets précieux dans une baraque avant d’y foutre le feu. La seule chose qu’elle appréciait c’était gagner de l’argent en affirmant sa supériorité, ça flattait son égo et ça rappelait à divers crétins qu’il ne fallait pas la chercher. Seulement, à sa connaissance, il n’existait qu’un seul endroit qui pouvait s’adapter à ses principes, et c’était le fight club de la capitale. Elle avait envie d’y aller depuis un moment déjà mais une chose l’empêchait de se décider : l’idée de retomber sur cette princesse capricieuse. Catwoman. La jeune femme finit par soupirer, rengainant son arme dans son fourreau et s’assurant que ses deux couteaux, situés dans ses bottes, étaient toujours là, elle finit par sauter à terre, quittant son abri de fortune. La forêt de cuivre était un des rares endroits assez plaisant à ses yeux, bien que ces teintes orangées puissent devenir lassante. Sans un mot, elle se dirigea vers la capitale. Avec un peu de bol, en deux ans, Catwoman avait peut être foutu le camp. Et avec encore plus de chance, elle était peut être morte depuis.

    Vêtue d’un débardeur blanc, par-dessus lequel se trouvait une veste noire assez large, cette dernière recouvrait sa ceinture et masquait donc la dague qu’elle accrochait à cet endroit. La jeune femme n’était vêtue ensuite que d’un short en jean et de bottes, noires elles aussi. Tranquillement elle finit donc par pénétrer dans la capitale et du se retenir de grimacer. C’était l’endroit le plus peuplé et, de ce fait, le plus immonde. Evidemment la population n’était pas le seul facteur qui rendait le lieu aussi désagréable : à cela s’ajoutait des rues sombres et sales, des rats ou chiens enragés qui trainaient dans les rues, sans compter tous les piètres bandits – qui n’étaient rien comparés aux rafleurs – qui tentaient de terroriser les plus faibles. Pathétique. Autant de médiocrité la répugnait. C’est sûr qu’après avoir vu ça, elle avait préféré vivre à l’extérieur, auprès de ses comparses dans un lieu moins morbide. Et, par conséquent, elle préférait faire des excursions dans une toundra hostile – du fait du froid et des animaux sauvages – plutôt que dans la capitale qu’elle n’appréciait vraiment pas.
    Ville de merde. Prison de merde.

    La jeune femme finit par arriver au fight club, après avoir expédié quelques coups de poings à des voleurs qui avaient tenté de s’en prendre à elle, elle finit par observer l’enseigne. Un soupir lui échappa et elle pénétra dans le bâtiment, pour finalement descendre dans des sous sols. Lugubre. Vraiment. Dans le genre bateau on ne pouvait pas faire mieux. Bien vite une odeur de sueur, mêlé à celle du sang, la frappa de plein fouet. Certains y aurait vu un moyen de se stimuler, cela ne parvenait qu’à l’écœurer. Elle n’aimait pas cet endroit non plus en fait. Certes cet endroit lui permettrait de se faire de l’argent, sans trop de difficulté a priori, mais elle ne supportait pas l’ambiance qui régnait ici. C’était trop… pathétique. Une fois encore ce terme revenait sur le tapis. Mais à ses yeux oui, il n’y avait rien de pire que de croiser des gens – principalement des hommes – se tapaient dessus afin de prouver qu’ils étaient de vrais mâles. Ceux qui venaient ici s’accrochaient plus à un titre plutôt qu’à de l’argent. En sachant que pour les trois quarts de ces gars, leurs femmes étaient probablement en train de se prostituer pour nourrir les gosses. Pathétique. Elle ne supportait pas les gens qui fuyaient leurs responsabilités, que ce soit en se noyant dans l’alcool, ou bien en se battant. Tsss.

    Une fois arrivée dans ce qui semblait être une immense cave, le ring – ou ce qui y ressemblait – apparut aux yeux de la belle. Deux hommes étaient en train de se bagarrer dans la joie et la bonne humeur. Coup de poing, coup de pied, coup de boule. Tout s’enchaînait, et ce fut un sourire méprisant – et méprisable – aux lèvres que la jeune femme admira ce qui était à la base un combat. Sauf que les deux lourdauds sur le terrain n’avaient rien de combattants, et ressemblaient plutôt à deux alcooliques en train de régler leur compte pour une raison quelconque. Les coups étaient lents, les esquives – quand il y en avait – l’étaient tout autant et bien vite, elle s’ennuya. Ce fut finalement l’apparition d’une jeune femme qui régla le problème. Cette même femme fut accueillit par les applaudissements de certains et le regard assassin de la blonde. Catwoman venait de faire son entrée, donnant une bonne correction – c’était le moins que l’on puisse dire – à l’un des deux combattants qui venait d’insulter son assaillant. Malgré son ridicule masque et ses oreilles de chat, elle fut bien vite sifflée par quelques hommes. Tout ça pour une robe. Tsss. Fais gaffe princesse, tu vas te casser un ongle. Le combat prit donc fin ainsi et la jeune femme, qui était prête à faire demi tour, finit tout de même par s’avancer vers le ring, lorsqu’un commentateur – ou ce qui s’en rapprochait – demanda qui serait le prochain volontaire, la voix de Drathir raisonna. Froide et impartiale, elle ne tolérerait aucune contradiction. Et le message était clair.

    « Moi. »

    Retirant sa veste, après avoir pris soin d’y glisser dans la poche la dague qui pendait d’ordinaire à sa ceinture, elle posa cette même veste dans un coin du ring. Suffisamment prêt pour pouvoir se servir de son arme en cas de besoin, on n’était jamais trop prudent, ce qui lui permettait aussi de la surveiller, dissuadant quiconque de vouloir la lui piquer. Elle fixa alors la maîtresse des lieux droit dans les yeux, vrillant ses prunelles vertes dans celles, plus sombre, de celle qu’elle considérait comme la pire poufiasse des environs. Un sourire narquois vint orner les lèvres de la blonde qui reprit alors la parole.

    « Tu me trouves un adversaire chaton ? »
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MessageSujet: Re: « Viens chérie, frappe moi ~ [PV]   Dim 4 Mar - 23:35

    Toute la journée, voir ses vulgaires chiens se battre comme des sauvages. C'était divertissant. Mais c'était comme voir un combat de coq, il n'y avait aucune prise de risque inconsidérée, aucun enjeu réel si ce n'est le gain de respect des autres. Être le meilleur aux yeux de tous, le plus respecté. Est-ce donc cela leur raison d'être ? Ces concurrents monochromes qui n'avaient aucune personnalité, Églantine les voyait défiler les uns après les autres. La plupart repartait dans le caniveau, comme les rats qu'ils étaient, d'autres tenaient quelques matchs avant de partir. Ses meilleurs combattants repartaient toujours après avoir obtenu une somme d'argent considérable.
    Ah oui, c'est bien vrai. L'argent. C'était leur motivation après le respect. Ou peut-être même avant pour certains. Ils sont tous cupides. Tous ces chiens qui ne courent qu'après l'argent. Ils la révoltaient. Si Églantine avait créé cet endroit, c'était pour le jeu, pas pour l'argent. Mais elle devait se réduire à mettre de l'argent en jeu pour avoir du monde. Les gens n'aiment pas le combat pour le combat. Il leur faut une raison de se battre. Une sorte de raison d'être en quelque sorte.
    C'était une journée comme les autres. Enfin, c'était un dimanche, la boutique de fleurs était fermée pour la journée. Églantine devait donc surveiller « Aux escarmouches florales » toute la journée. La même odeur de transpiration, de sueur était présente dans les entrailles de son club. Cela l'excédait. Pourquoi tous ces buffles puaient autant ? Au départ, la jeune fille désirait en faire une sorte de club de luxe au milieu du quartier pauvre, mais ce club s'est transformé en boîte à bétail immonde. Mais elle s'y sentait bien, en quelque sorte. Tout le monde la respectait et ce sentiment de supériorité lui plaisait.
    Aujourd'hui, elle avait mis une de ses plus belles robes, une belle robe bleue qui lui plaisait vraiment. Le masque de chat était toujours le même, enfin, elle en avait plusieurs, mais le noir était son préféré. Et c'est ainsi qu'elle pénétra dans la pièce principale. Les combats, monotones et ennuyeux, s'enchainaient. Églantine, du haut de son siège royal, s'ennuyait, baillant de temps à autres. Elle attendait un vrai combat. Un combat avec de vrais techniques, un combat où le vainqueur n'est pas le plus musclé.
    Une vraie « escarmouche ». Mais cela faisait bien longtemps qu'elle n'en avait pas vue. Et elle espérait toujours avoir un vrai champion et pas des clients différents tous les jours.
    Devant elle se battaient deux grands gaillards, nuls. Ils étaient tellement monotone. Églantine détestait ce genre de combat qui était le pire de tous : deux gars qui veulent juste montrer leurs muscles. La bataille dégénéra. Une insulte partit aussi rapidement qu'un coup de feu. C'en était trop. La jeune femme descendit de son trône pour aller donner une bonne fessée au méchant garçon. Son club se devait de rester un endroit civilisé, et si elle ne pouvait pas tout le temps le gérer, les insultes étaient proscrites quand elle était là. Déjà l'ambiance montait : voir Églantine se lever de son trône annonçait une bonne correction et le public adorait voir de l'action. Beaucoup de personnes venait pour passer le temps. Après tout, il y avait de la boisson et de quoi manger : pourquoi ne pas s'y arrêter ?
    L'homme faisait au moins deux têtes de plus qu'Églantine qui malgré sa taille dans la moyenne était aussi légère et frêle qu'une baguette en bois. Mais cela ne l'empêchait pas de corriger les comportements déplacés de certains de ces clients. On l'applaudissait, Églantine adorait ça. Se sentir supérieur était vraiment un sentiment qui la comblait entièrement. Donnant quelques coups gracieux, elle le mit au sol et lui fit signe de ne jamais revenir ici s'il comptait garder un comportement comme celui-là. Déjà des gens la sifflaient. Cela l'irrita, mais elle fit comme si de rien n'était. Elle avait remarqué cette blondasse. Celle qui était jalouse de son succès, de ses fans, de sa supériorité en quelque sorte. Elle la détestait. Elles se détestaient, mutuellement, mais Églantine ne relevait pas cette méchanceté, car son comportement était trop infantile pour la fleur. Il y a deux années de cela, elle était venue dans le club et il faut bien avouer qu'elle savait se battre au moins, même si elle était insupportable.
    Lorsqu'on demanda qui voulait se battre maintenant, Blondinette s'imposa. Cela n'étonnait pas Églantine. Si elle était là, c'était pour l'argent, comme tout le monde. Si l'on donnait des Wertvolls au monde extérieur, avaient-ils la moindre valeur ? Non. Ce n'était que des vieux trucs pourris sans intérêt. Mais tout le monde en voulait, donc la jeune fille leur en donnait.
    Après avoir posé sa veste dans un coin, en prenant soin de ranger un objet qu'Églantine n'avait pas reconnu, la blondasse vint sur le ring. Plongeant son regard dans celui de la gérante, elle lui lança :

    « Tu me trouves un adversaire chaton ? »

    Elle avait le même ton insolant que d'habitude. Églantine sourit. Elle hésita à s'abaisser au niveau de cette fille. Mais après tout, un combat, ne lui ferait peut-être pas de mal. Mais qu'avait-elle à y gagner, si ce n'est humilier la blonde ? Personne ne se manifestait dans la salle. Églantine lui répondit, sarcastique :

    « Il me semble que personne ne veut t'affronter. Auraient-ils peur de toi ? »

    Elle rit. Les gens dans le public commençaient à murmurer : on attendait à ce que la gérante se batte. Certains avaient hâte de voir un combat entre femmes. D'autres, connaissant la blondasse, racontaient des choses plus ou moins fausses sur elle. Un bruit de fermeture éclair se fit entendre. La robe d'Églantine tomba doucement jusqu'à ses chevilles, dévoilant un short à bretelles et un chemisier blanc rayé. Elle portait également des escarpins avec des bas. Se baissant pour ramasser sa robe et la mettre de côté, elle enleva également son chapeau, ne laissant plus que son masque et ses oreilles. Ses cheveux étaient tressés en deux longues nattes qui retombaient dans son dos. Elle posa délicatement ses vêtements sur son trône.

    « Je crois que je vais devoir m'occuper de toi. Ne pleure pas après coup. »

    Églantine se mit dans un coin du ring en attendant la réponse de son adversaire. Elle désirait tellement remettre cette blondasse à sa place. Cette fille qui se pensait supérieure en tout point, méritait-elle vraiment de pouvoir se la ramener ainsi ?
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MessageSujet: Re: « Viens chérie, frappe moi ~ [PV]   Lun 5 Mar - 13:45

    Ce sourire méritait des baffes. La blonde dut retenir un grognement rageur, se contentant de serrer les dents tout en conservant un air impassible. Matou de mes deux… Et la voila qui se mettait à la provoquer, insinuant que si personne ne voulait l’affronter, c’était parce qu’on avait peur d’elle. Au fond, ce constat lui plaisait bien. Elle ne vivait que pour ça, inspirer de la crainte, afin de vivre en paix. Mais le rire du chaton brisa son bien être et dans le regard de la blonde se mit à étinceler une lueur de haine. Lueur qui devint flamme. Brûlante, ardente. Elle avait bien l’intention de briser cette princesse, de lui arracher son sourire pour mieux le lui faire bouffer. Et puis, elle en avait apparemment l’occasion étant donné que la reine des lieux retira sa robe, en un geste qui parût tellement sensuel qu’elle s’attira de nouveau sifflements pervers et le sourire de la blonde s’accentua légèrement.
    Toi ma grande, tu finiras par te faire violer puis laisser pour morte dans un caniveau, et rien ne pourrait me faire plus plaisir.
    Drathir patientait sagement que princesse se prépare. Cette dernière avait apparemment envie de se battre en escarpin. La folle. Fixant les talons en question, la blonde ricana légèrement. Très bien, il suffisait de courir un peu, de se montrer vive, et elle aurait une chance de lui faire bouffer le gravier. Franchement qui avait idée de se battre dans un tel accoutrement ? Avec des bas et la totale. Quelle prétentieuse. De son coté la blonde s’empara d’un lacet de cuir dans la poche de son short et s’en servit pour s’attacher les cheveux, valait mieux ne pas prendre de risque, Drathir se doutait qu’elle faisait face à un adversaire coriace, il fallait donc se méfier de ses escarpins, un coup de talon dans la poire, ça pouvait faire très mal. Mais peut être qu’en lui déchirant ses habits, chaton se mettrait à pleurer ? Qui sait. Cette dernière reprit d’ailleurs la parole, provoquant de nouveau la blonde. Drathir s’autorisa un sourire narquois, ravalant sa haine et ses insultes pour se contenter d’une réponse dans laquelle se lisait tout le mépris qu’elle ressentait pour cette fille, cette princesse.

    « Tu me diras à quel point c’est humiliant de se faire détrôner princesse. »

    Elle insista sur le dernier mot, faisant encore une fois bien comprendre qu’elles n’étaient pas amies. La foule retenait d’ailleurs son souffle, assistant en silence à l’échange entre les deux femmes. Ces dernières, s’étant tout dit, pouvaient d’ailleurs enfin se battre. Bon, c’était à elle d’ouvrir les hostilités n’est ce pas ? Alors dans ce cas… Le poing de la blonde partit en avant, dans le but de s’écraser sur le visage de son adversaire. Le coup fut esquivé. Comme tant d’autres. Alors que les combats précédents étaient monotones, répétitifs et prévisibles, celui-ci en était tout autre. Vif, les mouvements des deux demoiselles étaient parfois si rapides qu’ils en paraissaient invisibles aux yeux de la foule. Coup de pied – ou de talon – suivit d’un coup de poing. L’on tente de mettre son adversaire à terre, ou bien de lui briser le poignet. On tentait tout. On tentait le pire. Juste parce que les deux combattantes ne pouvaient décidément pas se piffrer. Blondasse et chaton.

    Quoi qu’il en soit le combat se déroulait donc à merveille, du moins pour les spectateurs avides. De son côté, la blonde prit conscience qu’elle s’attaquait à un adversaire de taille, et sur son territoire en plus. Et elle comprit bien vite qu’elle ne s’en sortirait pas. Un grognement rageur lui échappa alors qu’elle commençait à perdre légèrement le contrôle. Les coups de son adversaire s’enchaînaient désormais trop vite et un coup la projeta finalement à terre. Esquivant encore quelques coups, elle ne put tout de même se relever. Bordel. Chaton allait se faire une joie d’affirmer sa supériorité. Et l’idée de voir son sourire triomphant lui donnait déjà envie de gerber. Bordel de merde. Vrillant ses prunelles vertes dans celles de son adversaire, la blonde retint son souffle, en même temps que la foule. Elle se demandait si princesse allait la frapper encore une fois ou deux, par plaisir, ou si elle allait jouer les gonzesses noble et se relever. Pour mieux fêter sa victoire.
    Bordel. Sale garce.
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MessageSujet: Re: « Viens chérie, frappe moi ~ [PV]   Mer 4 Avr - 17:12

    Kätzchen craignait de se faire battre. Mais elle fut vite soulagée. La blonde n'avait acquis aucune technique utile depuis la dernière fois. A force d'observer tous ses combattants, la fille-chat avait appris les mouvements de ses adversaires. Tous avaient une technique de combat personnelle. Et dans l'ombre, elle apprenait toutes ces attaques et ces précieuses défenses. Elle copiait leur style de combat, le retenait. Elle attendait le jour où elle trouverait quelqu'un pour la battre. C'était à la fois une peur et un désir ardent. Kätzchen voulait voir le visage de celui qui sera plus fort qu'elle. La curiosité d'un enfant.
    Passant sous l'épaule de Drathir, elle lui donna un violent coup de coude dans le dos. Un sourire se dessina sur les lèvres de la rousse, c'était la victoire. Elle allait l'humilier... Devant tout le monde. Elle lui broya le dos avec son talon, alors qu'elle s'écroulait sur le sol. Kätzchen laissa échapper un rire léger et innocent. Églantine était amusée par ce spectacle. Elle miaula. Elle savait que Drathir détestait ça, son déguisement. Elle regardait la blonde, faisant un duel de regards. L'humiliation, quel goût cela avait-il ? Le même que de se faire pousser le long d'une pente boueuse ? Le cœur d'Églantine se serra.

    « Oh, tiens. J'oubliais. Pour éviter que tu pleures. »

    Elle se mit à fouiller dans sa poche, et ils étaient là, sous ses yeux : les beaux wertvolls. Elle caressait la surface irrégulière des pièces, avant d'en lancer quelques unes sur Drathir. Il fallait bien la payer, elle avait eu le courage d'affronter Kätzchen, ce qui n'était pas rien en soi. Elle vit que les spectateurs avaient une terrible envie de se jeter sur la blondasse pour lui soutirer ses pièces. La gérante leur lança un regard noir. Elle aurait pensé qu'ils tenaient plus à leur virilité. Quelqu'un s'approcha d'elle pour lui rendre sa robe qu'elle jeta sur son trône. Elle n'en voulait pas. Elle voulait que Drathir voit par qui elle avait été battue : cette jeune fille frêle ayant des baguettes à la place des jambes et qui, en plus de cela, portait des talons. Quelle honte. Elle remit cependant son chapeau et replaça son masque correctement. Les combats le déplaçaient toujours un peu. Kätzchen avait toujours peur de le voir tomber dans un combat, c'était une des raisons pour laquelle elle se battait peu.
    Regardant une dernière fois la blonde, elle lui tourna le dos. Elle se rendait dans l'arrière-boutique, sa salle privée où elle rangeait tout. Juste avant de passer derrière le rideau de soie, Kätzchen fit un signe discret à Drathir pour qu'elle la rejoigne. Elle l'attendit, s'asseyant dans son trône, un beau fauteuil en velours bleu. C'était une pièce en désordre, mais c'était également sa salle de réunion, là où elle embauchait ses barmans, ou ses esclaves. Les murs étaient d'un blanc éclatant, comme tous les murs du club avant l'arrivée de tous ces fumeurs et alcolos, et le sol était en bois. Ce n'était pas un parquet, c'était vraiment du bois verni. Au dessus du trône, une vieille horloge pleine d'engrenage tournait continuellement, sans indiquer l'heure pour autant. Elle ne comptait pas en secondes, elle ne comptait pas en minutes, en tours... Personne ne savait vraiment quelle était son unité. Mais elle marchait, les engrenages faisaient un doux bruit métallique et les aiguilles cliquetaient, courant l'une derrière l'autre à une vitesse folle.
    Kätzchen était assise, au milieu, elle prit la couronne qui se trouvait à côté d'elle, la nettoya, la caressa. Elle était réservée à son champion, son prince charmant en quelque sorte. Mais chaque jour, elle la voyait, reposant au dessus d'un vieux carton, et elle soupirait. Elle fixait l'entrée, attendant que la blonde rentre. Une chaise l'attendait, une petite chaise en bois qui se tenait en face de l'imposant fauteuil.
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MessageSujet: Re: « Viens chérie, frappe moi ~ [PV]   Sam 7 Avr - 15:31

    Elle miaula. Cette princesse prétentieuse miaula, humiliant ainsi un peu plus Drathir, cette dernière ne supportant pas l’accoutrement de la maîtresse des lieux. La blonde se mit à trembler, légèrement, tremblement de haine. Ses poings se serrèrent sous l’effet de cette colère. Catwoman prit alors la parole, avant de lui donner une poignée de pièces. Les wertvolls s’échappèrent, venant s’écraser sur la poitrine de la jeune femme. La blonde remarqua le regard noir que la gérante lança aux spectateurs, ces derniers n’ayant qu’une envie : se jeter que Drathir pour s’emparer de l’argent durement acquis. Durement. C’était le mot. La rafleuse observa une dernière fois son adversaire : Cette gamine, si fine, avec des talons qui paraissaient gigantesques aux yeux de la blonde. Elle tenta de se rassurer, si Kätzchen avait gagné, c’était uniquement parce qu’elle savait comment Drathir se battait, or la blonde n’avait jamais vu combattre la gérante. Jusqu’à ce jour. Quoi qu’il en soit la maîtresse des lieux finit par se détourner, non sans un ultime regard, et ce ne fut qu’à ce moment là que la blonde daigna refermer sa main sur l’argent qu’elle venait de gagner. L’avait-elle vraiment gagné ? Non. Pour elle cet argent était sale, résultat de la pitié de la rouquine. Elle ne l’avait nullement gagné. Mais elle en avait besoin, de ce fait elle glissa la monnaie dans sa poche sans prononcer le moindre mot.

    Lentement, la jeune femme se releva, jetant un regard assassin aux spectateurs qui osaient ricaner. Bande de cons. Aucun n’aurait eu les couilles d’affronter Kätzchen. Elle l’avait fait, même si elle avait perdu ce duel. Cela faisait tellement longtemps… elle en avait presque oublié le goût amer de la défaite et de l’humiliation qui en suivait. Elle avait oublié la douleur que lui procurait un égo brisé. Putain de fierté. Cependant, bien qu’elle ne le montrait pas, Drathir fut surprise en découvrant le signe discret que lui faisait son adversaire. Une invitation. A quoi ? Voulait-elle lui montrer son royaume, exhiber ses richesses ? Voulait-elle l’attirer à part pour se moquer encore plus ouvertement ? Elle n’en avait aucune idée, et la curiosité fut tout de même plus forte que tout. Lentement la blonde récupéra sa veste et l’enfila, ce fut avec l’ombre d’un sourire aux lèvres qu’elle constata que sa dague était toujours dans sa poche. Distraitement, elle caressa du bout des doigts l’acier de la lame, puis le pommeau. Son arme l’apaisait, elle se sentait prête à affronter n’importe quoi avec. N’ayant donc rien oublié, la jeune femme s’avança en avant, sauta souplement à terre avant de suivre Kätzchen dans son antre. L’antre du chat. Dieu, que ça sonnait mal comme nom…

    A peine fut-elle rentrée dans la pièce, que ce qui sauta aux yeux de la blonde, fut le trône sur lequel s’était assise son adversaire. Une princesse, elle n’était donc que ça. Une princesse qui aimait ce qui brillait, ce qui était doux, rare et précieux. C’est fou comme elle se ressemblait peu. Le trône de la demoiselle aurait pu en faire baver plus d’un, mais pas Drathir. Bien au contraire. Pour sa part elle ne s’attachait pas à ce genre d’objets, ne désirait nullement de telles richesses. Si elle avait besoin d’argent, c’était uniquement pour se nourrir, acheter des armes et le nécessaire. Mais elle préférait de loin vivre en pleine nature. Les bois et les montagnes, c’est ce qui lui plaisait le plus. La mer était insipide comparée à l’Irlande, surtout qu’elle était noire comme la nuit. Les étoiles lui manquaient. Mais le velours, ça ne lui inspirait rien, il en était de même pour le magnifique sol en bois verni. La seule chose intrigante dans cette pièce, fut l’horloge que Drathir remarqua bien vite. Elle ne donnait pas l’heure, et ne fournissait aucune notion de temps concernant les secondes ou les minutes. Le bruit était incessant et, bien que désagréable au début, la rafleuse finit par s’y habituer et se concentra donc sur le reste.

    Levant les yeux vers son interlocutrice, les prunelles vertes de la belle passèrent sur la couronne mais ne s’y attardèrent pas. Elle ne désirait nullement un tel artifice. Chaton était-elle à ce point superficiel ? Il ne lui manquait des bijoux, ce que possédait la blonde. Elles étaient totalement opposées. Et il y avait ce tabouret, en face du trône. La différence de taille et de beauté sautait aux yeux. Il était hors de question qu’elle prenne place sur cette chaise ridicule, il était hors de question qu’elle accentue d’elle même la suprématie – momentanée – de la gérante. Ce fut pour cela que Drathir se contenta de s’adosser contre un des murs blancs, si cela pouvait gêner Kätzchen ce serait encore mieux, avant de croiser les bras contre sa poitrine. Vrillant son regard dans celui de son interlocutrice, elle brisa le silence en demandant, d’une voix froide, suintante de mépris. Elle ne l’aimait pas. Ni elle, ni ses richesses, ni ses fringues, ni son masque ni… merde, elle ne l’aimait pas.

    « Qu’est ce que tu me veux ? M’offrir un traitement de faveur sous prétexte que j’ai eu le courage de te faire face ? »

    Elle n’aimait pas cette situation. D’ailleurs elle ne savait même plus ce qui l’avait poussée à pénétrer dans la pièce. Ah, si, c’était la curiosité. Bah la voila servit. Elle avait désormais l’impression de n’être qu’un pion, de servir les intérêts de la princesse. Elle avait l’impression qu’elle aurait le droit à encore plus de pitié de la part du chaton. Et cette simple idée lui retournait l’estomac. Cependant, elle décida de mettre de côté toute ses hypothèses et, dans un grognement qui montrait que cela lui coûtait de se montrer un minimum polie, elle indiqua l’étrange horloge d’un signe de tête.

    « Elle te sert à quoi ? »
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MessageSujet: Re: « Viens chérie, frappe moi ~ [PV]   Mer 25 Avr - 17:23

    Elle arrivait, la blondasse. Avec son air supérieur et sa poitrine imposante. Elle pensait que Kätzchen était intimidée par cette énorme paire de seins ou quoi ? Non, elle n'était pas du genre à complexer pour des choses aussi futiles. Et puis, elle avait un joli visage elle, au moins, contrairement à l'autre grande courge blonde.

    « Qu’est ce que tu me veux ? M’offrir un traitement de faveur sous prétexte que j’ai eu le courage de te faire face ? »

    Pourquoi lui offrir un traitement de faveur ? Elle ne le méritait pas. Kätzchen voulait juste parler avec elle. Apprendre à la connaître, pour mieux la blesser, mieux lui faire du mal. Qu'elle sache quelles sont ses faiblesses pour pouvoir la poignarder en plein coeur. C'était le seul but qu'elle avait. La seule arrière-pensée. Bien sûr, elle ne pouvait pas lui répondre. Elle esquissa un sourire, resta silencieuse. Face à ce mutisme, Drathir lui demanda, indiquant l'horloge d'un signe de tête :

    « Elle te sert à quoi ? »

    Cette horloge. Tant de souvenirs. Eglantine y repensait, un sourire paisible se dessinait sur son visage. Elle l'avait eu en une belle et sombre matinée. Cette horloge.

    « C'est le temps qui passe, les journées qui passent, le temps que j'ai passé dans cette prison. Le ciel noir, leurs faux sourires... »

    Ah, Kätzchen détestait Eglantine. Elle reprit le dessus. Pourquoi cette fille était-elle si sentimentale ? Elle ne servait à rien, elle était trop vulnérable pour servir à quelque chose. La femme-chat ne devait pas paraître faible devant son ennemie. Elle rajouta :

    « Mais je n'en souffre pas. Il faudrait être idiot pour souffrir de ça. »

    Eglantine n'allait pas se laisser faire aussi facilement, elle continuait de caresser doucement la couronne qu'elle tenait entre ses mains. Il n'y avait pas que des mauvaises choses à Gefängnis, il y avait Mithril... Et Luka :

    « Mais ici, rien n'est fatalité. Il y a également des choses merveilleuses qu'on ne trouve nul part ailleurs. »

    Kätzchen jeta la couronne par terre. Il ne fallait pas se perdre à ces vieux souvenirs fanés. Il fallait oublier pour moins souffrir. Elle lança à Drathir, sans se préoccuper de changer totalement de sujet :

    « J'ai entendu dire que tu était une rafleuse... »
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MessageSujet: Re: « Viens chérie, frappe moi ~ [PV]   Mer 25 Avr - 21:19

    Le temps passait, dicté par cette horripilante horloge. Certes on s’habituait finalement à son tic tac incessant, mais il était toujours aussi perturbant de voir qu’elle n’était conçue ni pour des secondes, ni pour des minutes ou des heures. Quoi qu’il en soit, la tension semblait flotter dans l’air. Alors que la blonde venait tout juste de pénétrer dans la pièce, elle avait demandé à princesse pourquoi cette dernière tenait tant à la voir. La rouquine n’avait pas répondu. Formidable, elles iraient loin en continuant comme ça. Drathir n’avait pas de temps à perdre, si la reine du ring n’avait rien à lui dire alors elle préférait autant à partir, elle avait d’autres chats à fouetter. Mais la rafleuse laissa une dernière chance, changeant de sujet pour finalement parler de cette étrange horloge. Ce fut un doux sourire aux lèvres que son interlocutrice répondit. Cette horloge signalait juste le temps qui passe, d’une manière bien étrange certes, mais cela signalait juste les journées qui s’écoulaient ici. Mon dieu, on risquait rien de plus que d’errer dans cette prison avec un mal de crâne terrible, mais soit. C’est pas elle qui possédait cet objet.

    Elle paraissait d’ailleurs très attachée à l’objet en question, mais le sourire qui la trahissait finit par disparaître et chaton ajouta qu’il ne fallait pas souffrir de sa présence en prison. Un moyen de paraître forte ? Peut être. A vrai dire elle s’en contrefoutait. Savoir si la maîtresse des lieux souffrait de sa situation lui importait pas, et si elle devait crever, qu’elle crève en silence. Ici rien n’était fatalité ? Les mots de son interlocutrice la firent rire. Un rire narquois, moqueur au possible. Et ce fut sur le même ton que la réplique lui échappa, acide.

    « Tu passes tes nuits à observer des hommes se cogner dessus, et tu penses mener une belle vie ? Moi au moins je ne viens qu’une fois de temps en temps, je n’envie sûrement pas ton trône. Princesse. »

    Le dernier mot avait été accentué, l’on sentait clairement que dans la bouche de la blonde, le mot sonnait comme une insulte. M’enfin, normal non ? Si la rouquine s’attendait à découvrir une Drathir plus polie que d’ordinaire, elle se trompait lourdement. Drathir ne l’aimait pas, ni elle, ni sa silhouette enfantine, ni ses allures de princesse. La princesse en question finit d’ailleurs par jeter sa couronne. Décidément, instable la demoiselle. Tantôt elle semblait observer son horloge avec nostalgie, tantôt elle se débarrassait violemment d’une couronne qui pourtant semblait lui tenir à cœur. Qu’essayait-elle de se prouver ? Ou qu’essayait-elle de montrer à la rafleuse ? Que rien ne l’atteignait ? La bonne blague, on avait tous un point faible. Et Kätzchen ne faisait pas exception. Mais la jeune femme s’en moquait, elle voulait juste l’ignorer, oublier cette soirée. Chaton lui donnait certes des nausées, mais elle n’était pas digne d’un plus grand intérêt, elle était encore moins digne de sa haine.

    Lentement la blonde s’empara de la couronne qui venait de rouler à ses pieds. Ce fut à ce moment précis que la conversation dévia. Elle devint le centre d’attention. Alors c’était ça ? La raison de sa venue ? Juste parler d’elle, lâcher des informations, devenir la cible du chaton qui lui faisait face ? Surtout que lancer la discussion en faisait style « j’ai entendu que », c’était franchement ennuyeux. Des rumeurs, que des rumeurs. La concernée lâcha un soupir, las et presque déçu. Jouant avec la couronne, elle répliqua le plus naturellement du monde, jouant comme d’habitude la carte de l’ironie.

    « C’est ce que certains disent. Tout comme d’autres te diront que je suis en vérité une pute, une voleuse, une simple emmerdeuse, ou encore une vagabonde. Ces mêmes personnes disent que tu es folle, que tu attends le prince charmant parmi tes catcheurs, qu’en vérité tu planques une salle de torture et qu’on ne ressort jamais vivant de ton établissement. Pfff, que de rumeurs. »

    Lentement, la blonde posa la couronne sur sa tête et s’autorisa un sourire hypocrite, avant d’ajouter d’une voix faussement enjouée.

    « La seule vérité chaton, c’est que je t’aime pas. Mais ça, tu t’en moques pas vrai ? »
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MessageSujet: Re: « Viens chérie, frappe moi ~ [PV]   Dim 29 Avr - 22:54

Spoiler:
 

Kätzchen fixait Drathir. Elle la fixait de ses prunelles brillantes et dorées. La blondasse après avoir rit, lui lança, pensant la blesser :

« Tu passes tes nuits à observer des hommes se cogner dessus, et tu penses mener une belle vie ? Moi au moins je ne viens qu’une fois de temps en temps, je n’envie sûrement pas ton trône. Princesse. »

Exactement. Elle menait une belle vie. Eglantine était une personne aisée, elle pourrait arrêter de travailler si elle le voulait vraiment, aller s'installer loin de tout et finir sa vie paisiblement sans se soucier de tous les problèmes de la capitale. Et puis, elle n'avait jamais vu le monde extérieur, elle n'avait jamais connu de meilleure vie. Sans la connaissance, on n'a pas de véritables sentiments, les peurs s'accentuent lorsqu'on grandit et que l'on prend conscience du danger.
Drathir l'appelait Princesse ? Qu'elle fasse, elle n'était pas la première à se moquer d'elle. Avec le temps, on devient totalement imperméable à ce genre de remarques, on devient plus forte. Elle était devenue plus forte. Trébucher n'était pas un mot de son vocabulaire. Ce n'en était plus un. Quand on se fait jeter de son propre village, sa propre famille, cela ne nous atteint plus.
La poufiasse prit la couronne qui avait roulé jusque devant elle. Elle ne t'es pas destinée. Elle s'amusait avec comme un vulgaire objet sans valeur. Rends-moi cette couronne.

« C’est ce que certains disent. Tout comme d’autres te diront que je suis en vérité une pute, une voleuse, une simple emmerdeuse, ou encore une vagabonde. Ces mêmes personnes disent que tu es folle, que tu attends le prince charmant parmi tes catcheurs, qu’en vérité tu planques une salle de torture et qu’on ne ressort jamais vivant de ton établissement. Pfff, que de rumeurs. »

Les rumeurs lui apprenaient des choses sur elle-même qu'elle ne savait pas. Inintéressantes. Stupides. Voilà ce qu'elles étaient, ces rumeurs. Drathir posa la couronne sur sa tête. C'était trop. Mais Kätzchen devait rester calme, elle ne devait pas s'emporter, faire des choses qu'elle regretterait sûrement plus tard.

« La seule vérité chaton, c’est que je t’aime pas. Mais ça, tu t’en moques pas vrai ? »

Elle ne l'aimait pas ? Quelle déception, quelle peine, son petit coeur de chat était tout brisé partout partout. Bou. Hou. La jeune fille tapotait l'accoudoir avec ses doigts, en rythme.

« Je ne sais pas si ces rumeurs sont vraies ou pas. Tout ce que je sais, c'est que cette couronne ne t'appartient pas. »

Il fallait qu'elle l'enlève. Pour son amour, pour ne pas souiller ses souvenirs avec lui. Et pour l'espoir. De le voir revenir, un jour, comme si de rien n'était en l'enlaçant de toutes ses forces et en l'embrassant.

« Cette couronne.... Elle appartient à Mithril. »

Oui, Mithril, son seul et unique amour, son beau Mithril. Il allait revenir, elle en était sûre et certaine. Il ne pouvait pas perdre face au jeu de la vie. Il ne devait pas. Il devait revenir pour la rendre heureuse.

« Cette haine n'est pas à sens unique, tout comme l'amour que j'ai pour lui. Je ne suis pas une folle qui court après le prince charmant. J'attends tout simplement qu'il revienne. »
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MessageSujet: Re: « Viens chérie, frappe moi ~ [PV]   Mar 1 Mai - 14:56

    Oh non, elle n’avait pas du tout appréciée. A peine Drathir s’était-elle emparée de la couronne qu’elle avait remarqué l’air qu’arborait désormais la rouquine. Peu de changements en apparence, mais la blonde nota tout de même qu’elle n’avait pas l’air d’accepter ce simple geste. Quoi, tenait-elle vraiment à cette vieillerie ? Une couronne, qu’attendait-elle un roi ? La rafleuse n’en avait aucune idée, mais ses soupçons s’avérèrent fondés car chaton lui signala bien assez vite que, si les rumeurs étaient peut être fausses, il était tout de même hors de question qu’elle pose ses sales pattes sur son bien, encore moins qu’elle ne pose l’objet en question sur sa tête. Tournant la tête, Drathir eu l’occasion d’admirer son reflet dans une glace, hum, ça lui allait plutôt bien en fait. S’autorisant un sourire narquois, satisfaite d’avoir trouvé un point sensible. Alors ainsi, cette babiole appartenait à un certain Mithril ? God, ça lui rappelait le seigneur des anneaux ça. Mais il était probablement inutile de lui signaler, elle ne comprendrait pas, elle ne connaissait pas. Comme cela devait être triste, passer sa vie en prison, se contenter d’imaginer ce qu’il pourrait y avoir de l’autre côté. Imaginer les étoiles sans pouvoir les voir, imaginer une eau limpide sans pouvoir l’effleurer.

    Mais le sourire narquois qu’arborait la blonde s’élargit encore. La rouquine lui expliquait désormais qu’elle non plus ne l’aimer pas. Mais qu’elle aimait passionnément ce Mithril. Drathir s’imagina aussitôt cet individu dans sa tête, tentant de l’imaginer sans y parvenir. Elle avait du mal à imaginer chaton amoureuse. Ça lui semblait tellement pathétique. Comme cette princesse pouvait-elle avoir aimé un jour, et être aimée en retour ? L’amour était une faiblesse, la rafleuse le savait et Kätzchen était en train de le lui prouver. A peine on touchait à cette couronne qu’elle semblait toute retournée, noyée dans des souvenirs probablement flous ou lointains. Evidemment la jeune femme ne loupa pas une occasion pour enfoncer la gamine. Peut être que cela ne l’atteindrait pas, peut être penserait-elle son amour tellement pur que rien ne pourrait le salir. Mais cela ne coûtait rien d’essayer. Son sourire moqueur s’accentuant, la blonde ajouta alors d’une voix cassante, dans laquelle vibrait mépris et dédain. C’était pathétique.

    « Et depuis combien de temps attends-tu, Princesse. Depuis combien de temps cette couronne rouille-t-elle, alors que tu désespères de voir ton bien aimé revenir. »

    La blonde s’empara alors de l’objet en question, l’ôtant lentement de sa tête, pour finalement la laisser tomber au sol dans un bruit qui semblait presque assourdissant. Et ce fut avec aussi peu de délicatesse qu’elle posa le pied dessus pour finalement la pousser et la faire rouler jusqu’à son propriétaire. Elle piétinait cet amour. Tout comme un jour elle piétinerait celle qui attend le retour de son sois disant prince. Vrillant ses prunelles vertes dans celles de son interlocutrice, la rafleuse ajouta sur le même ton.

    « Alors voici Kätzchen. Vénérée pour ses prouesses martiales, alors qu’au fond elle n’est encore qu’une fillette. Une pathétique fillette qui se raccroche à un amour soi disant pur mais qui n’est désormais qu’un souvenir. Je suppose que c’est agréable de vivre dans un songe, ça doit rendre la vie tellement plus facile. »

    Pathétique. Pourtant la catcheuse était là, vivante et forte. Comme si cet amour, que la blonde estimait à sens unique vu les circonstances, la sauvait. Comment l’amour pouvait-il avoir de tels bienfaits ? L’amour tuait, blessait. Il vous piétinait. Quoi qu’il en soit, la blonde prit alors conscience que cette conversation ne mènerait nulle part, et qu’au fond elle ne souhaitait nullement débattre plus longtemps avec chaton. Ce fut pour cela qu’elle croisa les bras à nouveau et demanda.

    « Y-a-t-il autre chose auquel je ne dois pas toucher, de peur de te voir devenir hystérique ? »
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