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 Rafle number two [Pv]
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Rafleur
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MessageSujet: Rafle number two [Pv]   Lun 23 Avr - 19:47


Le quartier pauvre

C'est donc ici que ce passera la rafle dirigée par Drathir

Inscriptions finies.

Ne peuvent donc rp ici et dans l'ordre donné que:
  • Drathir
  • Lancelot
  • Julia
  • Masael
  • Eglantine
  • Abigael
  • Elena
  • Zita

Pour aider tous le monde, je propose que chacun poste à son tour. Afin que personne ne soit bloqués trop longtemps face à l'inactivité de certains, je suggère que la "bataille" principale se déroule ici mais que si par exemple vous voulez rp en privé il faudra ouvrir un nouveau sujet tout en mettant le lien ici.

Exemple: Monsieur X poursuit Monsieur Y à [ur=http://aaa.a]travers le marché[/url].



Le prochain post sera le coup d'envoi



Spoiler:
 


Récapitulatif:

Drathir a lancé la rafle dans le quartier pauvre. Les rafleurs enchaînent pillages et meurtres dans la rue principale. Julia & Masael prennent à revers une partie de la population qui tente de se défendre en créant un barrage.
Elena & Abigael se défendent contre des rafleurs, Elena protège au passage un enfant. Zita de son côté tente de soigner un homme fraîchement tué par Lancelot.


Dernière édition par Drathir Linath le Mer 2 Mai - 20:33, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Rafle number two [Pv]   Mer 25 Avr - 18:10

    Elle le détestait. Cet imbécile de Lancelot. Si elle pouvait, probablement qu’elle le tuerait. Mais peu importe, elle devait juste l’ignorer. L’ignorer et poursuivre cette rafle qu’elle devait mener. En effet alors qu’Hurle avait emmené une partie de ces hommes dans la forêt de cuivre, elle avait eu pour mission d’en emmener une autre partie dans les quartiers pauvres de la ville. Elle ignorait ce que recherchait Hurle dans la forêt, après tout il risquait pas de trouver beaucoup d’argent ou d’enfants à tuer. Que voulait-il ? Bah, cela n’avait pas d’importance. Elle s’en moquait, tant que cela ne la concernait pas, elle n’irait pas s’en mêler. Il était le chef des rafleurs, et ce n’était pas pour rien. Tout ce qu’il faisait, c’était pour acquérir cette liberté qu’elle désirait tant. Quoi qu’il en soit, de son côté, elle y était. Le quartier pauvre. Il ne fallut que peu de temps pour que les rafleurs jouent leur rôle. Les maisons prenaient feu et la population criait comme à son habitude. C’était le chaos total. Des familles qui courraient, un enfant qui trébuchait, se faisant ainsi tuer par une brute sanguinaire. Des hommes protégeant vainement leurs femmes. Des femmes protégeant vainement leurs enfants. Le spectacle était toujours le même, il n’avait pas changé en deux ans de pratique.

    Jetant un coup d’œil autour d’elle, la jeune femme tomba de nouveau sur Lancelot. Il la surveillait bien sûr, c’était son but après tout, la raison de sa présence ici et non auprès de son chef adoré. Sale clebs. Alors encore une fois elle tenta de l’ignorer. Elle préféra se soucier d’un autre problème. La présence de Masael. Cette dernière ne tuait pas, tout comme Jesper. Seulement ce dernier se révélait utile grâce aux soins qu’il prodiguait aux rafleurs. Masael, elle, n’était considérée que comme un bout de viande par la plupart. Une fille qu’il faudrait soit sauter quand l’occasion s’en présenterait, soit tuer car considérée comme inutile par certains. Or avec le temps, la blonde s’était attachée à ce brin de fille et ne voulait nullement que quelqu’un la touche ou lui fasse du mal, de quelque manière que ce soit. Alors que la jeune femme tranchait la gorge d’un autre innocent, elle se mit à chercher du regard sa petite protégée. Et finit par la trouver dans toute cette foule. Drathir s’en approcha alors et finit par lui adresser la parole.

    « Reste pas dans le feu de l’action si tu supportes pas ça. Tiens, cette maison est vide, pique ce qu’il y a dedans, on continuera ensemble. »

    En plus de Masael et Lancelot, s’ajoutait la présence de Julia, bien que la blonde ne l’ait pas encore croisé pour le moment. De toute manière elle ne la connaissait que de vue, une fille de cette taille ça se remarque facilement, et elle avait pu constater son habilité au combat. Rien de plus. Mais pour Drathir, une lutte sans motif, est une lutte inutile. La plupart des rafleurs tuaient parce qu’ils aimaient ça, ou parce qu’ils craignaient Hurle. Aucun ou presque ne le faisait pour des raisons valables. Bah, peu importe. Ces idiots faisaient bien ce qu’ils voulaient. Son rôle à elle, était de veiller à ce que la rafle se déroule sans encombre. Et elle en doutait, un peu. En effet une rumeur avait commencé à circuler, prenant de plus en plus d’ampleur et d’importance aux yeux des gens, celle disant que la reine serait en colère. Or il valait mieux ne jamais avoir affaire à elle, c’était bien connu. Mais si cette rumeur s’avérait fondée, peut être étais ce le mauvais moment que de lancer deux rafles en même temps. Quoi que… leur but était de renverser les dirigeants, attirer leur attention était ce qu’il y avait de mieux à faire dans le fond. Mais la blonde n’était pas rassurée pour autant, ayant l’impression que les évènements se poursuivaient dans un ordre logique, précis. Ce n’était pas des coïncidences. Et cela la préoccupait un peu. Mais il valait mieux ne pas y penser, et encore moins en faire part à qui que se soit, probablement qu’on la prendrait pour une parano. Alors elle garda ses opinions pour elle même, attendant Masael et jetant un coup d’œil aux alentours, veillant à ce que tout se passe bien. Tout en ignorant l’imbécile qui ne cessait de la surveiller.
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MessageSujet: Re: Rafle number two [Pv]   Dim 29 Avr - 20:15

Spoiler:
 

Ton visage rayonnait d’une béatitude non dissimulée alors qu’au loin se dessinait les habitations du quartier pauvre. La petite altercation que tu avais eue avec Drathir s’était déjà évaporée de ton esprit, celui-ci à présent pollué par tes désirs malsains et besoins anormaux. Tu resplendissais d’une gaieté impure. Dans ta tête, le chaos régnait déjà. Seul un homme fou pouvait te croire sain d’esprit. Jamais tu ne saurais camoufler la folie qui étincelait perpétuellement ton unique œil – bien que tu ne cherchais nullement à cacher ta véritable nature, toi qui étais si fier de cet être singulier et crapuleux que tu représentais. Tu étais un monstre et ne semblait nullement te préoccuper de cette image de toi que tu projetais. Tu vivais comme bon te semble, au jour le jour, en te distrayant des cadeaux que le destin te proposait. Ton œil critique se portait sur l’instant présent, et tous les défauts de cette rafle te sautaient au visage.

Immobile, tu observais le carnage qui se déroulait autour de toi. Ta prunelle glissait sur les scènes de violence avec une indifférence absolue, l’esprit occupé. Toi qui aimais les rafles organisées, on était bien loin du compte. Il n’y avait eu aucune subtilité dans cet assaut, aucune stratégie élaborée. Juste un tas de déchets qui s’était empressé d’assouvir leur soif de sang tel des hyènes affamées. Ton œil dévia sur la silhouette de votre commandante d’un jour alors que tu te décidais enfin à bouger. Le pas flâneur et silencieux, tu surveillais la blonde tout en accomplissant la raison de votre venue. Tuer sans aucune hésitation, sans aucun remord ni même une once de compassion. Tuer pour exister, pour survivre et s’amuser. La mort d’autrui te procurait un plaisir incommensurable. Tu jouissais de leur souffrance, leur ôtant la vie sans vergogne lorsque tes victimes acceptaient leur triste sort. La peur brillant dans leurs yeux t’arrachait un irrémédiable sourire carnassier.

Les flammes et les cris se propageaient dans le quartier comme une douce mélodie qui parvenait à tes oreilles. Combien de fois tu ne vivais ces scènes sans que tu ne puisses t’en lasser. Il était si agréable de flâner dans les rues rongées par le chaos et la désolation. Ton pied droit se souleva de justesse afin d’éviter le bras d’un cadavre, et ce fut à ce même moment que tu remarquas Drathir s’adresser à une jeune demoiselle. Tu savais qu’elle faisait partie des Rafleurs mais tu ne lui portais pas assez d’intérêt pour savoir qui elle était vraiment. Tu te disais que si rien ne te venait à l’esprit en apercevant son visage, c’est qu’elle ne t’était d’aucune utilité. Plus tu observais le comportement de la blonde, plus le rapport que tu allais émettre à votre chef se faisait limpide. Elle n’était pas faite pour mener une rafle, et ce sentiment se confirmait. Tu admettais volontiers qu’elle avait sa place parmi les Rafleurs, mais seulement en tant que pion.

Tu souris curieusement lorsqu’une jeune femme comprimant un enfant contre sa poitrine te dépassa, poursuivit par deux vils camarades de rafle. Pour toi, cette agression était aussi plaisante à regarder qu’un épisode de Benny Hill. Amusé, tu étouffas un gloussement dans ta paume alors que dans ta tête cette course poursuite perdait ces couleurs et gagnait en rapidité. Ton œil retomba sur la silhouette de la blonde dont les formes généreuses n’avaient plus aucun secret, et ton esprit vagabonda un instant. Tu avais eu vent de cette rumeur concernant la Reine, charmante Reine, comme quoi la colère l’habitait. Un jeune voleur imprudent en serait la cause. Tu te questionnas brièvement sur l’objet volé, curieux de connaître l’importance du bien chapardé. Tu serais même prêt à le retrouver, uniquement pour satisfaire ton péché. Absorbé par tes pensées, tu ne fis guère attention à la main du mort qui grimpait sur ta cheville comme pour espérer attirer ton attention. Quelques secondes s’écoulèrent avant que tu ne daignes prêter attention à ce corps qui pour toi n’était déjà plus de ce monde. Tes lèvres s’étirèrent en un sourire lugubre alors que tes yeux glissèrent sur le malheureux individu. Tu t’écartas, balayant sa main d’un léger coup de pied, et te positionnas face au corps affalé au sol. De la pointe de ton épée, tu transperças son torse sans aucune hésitation. D’un pas naturellement guilleret, tu t’éloignas de la victime afin de poursuivre cette rafle.
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MessageSujet: Re: Rafle number two [Pv]   Dim 29 Avr - 22:20




Tout se passait pour le mieux. Chacun avait compris l'objectif du jour : tuer, saccager, piller, ne laisser aucun survivants :bref, répandre la terreur partout dans le quartier pauvre de Close. Lancer deux rafles simultanément était une excellente idée, ceux qui fuyaient se dirigeaient vers la forêt, donc au final ils étaient piégés. Aujourd'hui, la rafle était coordonné par Drathir Linath. La blonde qui était visiblement éloignée de l'assaut. C'était étonnant qu'il existe un semblant de hiérarchie chez les Rafleurs. Qu'il y avait un chef, elle le savait, mais des généraux, c'était autre chose. En fait, il y avait plus de monde à l'arrière qu'à l'avant. Des rafleurs blessés ou un peu peureux, les soigneurs, les passifs. Seuls les plus fous étaient partis en première ligne. Julia, elle, constituait à elle seule la ligne secondaire. C'était enfantin : il suffisait de marcher lentement pour achever les blessés. Les pauvres, elle n'allait pas les laisser souffrir plus longtemps, le mieux à faire pour eux était de leur ôter la vie. Il fallait également tuer eux qui faisaient le mort. C'était injuste que les autres meurent et pas eux. Enfin, il fallait vérifier les rues et les recoins trop isolés où certains auraient pu se retrancher et se cacher. Un travail des plus facile. Elle aurait certainement été plus utile en première ligne, mais elle n'avait vraiment pas envie de se fatiguer. Elle prenait même le temps d'allumer des feux, pour créer une ambiance. Quoi de plus terrifiant que de la fumée noire et épaisse qui s'élève dans un ciel déjà peu optimiste ? En parlant de choses terrifiante, elle aperçu Lancelot au loin. On le voyait partout lui, toujours en compagnie de Hurle. Franchement, elle aimait bien son style ; une nature brutale mais un corps assez féminin. Son cache-oeuil lui donnait un petit quelque chose en plus. Bien qu'elle portait son cache-oeuil juste pour des raison esthétiques, elle pouvait enlever celui-ci à tout moment.

Elle monta sur le toit pour admirer le carnage : du feu, du sang, des cris, des pleurs, des hurlements ; une ambiance effrayante pour certains, jouissante pour d'autre. C'était presque dégoûtant de voir le malin plaisirs de ses collègues à détruire la vie. En fait, elle avait rejoint les Rafleurs uniquement pour avoir une sécurité supplémentaire. Après tout, ils étaient immunisés contre n'importe qui dans la prison. Les dirigeants ne semblait même pas réagir à leurs provocations. Du haut de sa tour, elle aperçu un regroupement louche : il semblerait qu'un groupe d'homme armé tente de bloquer leur progression en érigeant un barrage avec des meubles et des ordures. Y mettre le feu serait contraignant pour le événements, il fallait passer par dessus leur piège. Elle couru pour rejoindre l'arrière, et s'arrêta pile devant la blondasse qui prenait visiblement son temps pour parler avec la petite Masael.

« Je viens t'informer que des opposants ont formés un barrage pas loin de la première ligne, il faudrait m'appeler des renforts pour contourner par l'ouest et détruire le barrage de l'intérieur. »

Elle tourna le regard un instant vers Masael, qui semblait se diriger encore plus loin de l'action. Julia ne comprenait vraiment pas l'intêret d'être rafleur si on ne peut pas se battre ou fournir un quelconque aide. Elle lui dit d'un ton amical, histoire de pas se faire remarquer :

« Alors ma petite, on prends son temps ? Prends une hache et vient avec moi, on va faire couler du sang. J'ai entendu qu'il y avait un hotel remplit de chimère là où on va, ça va être amusant ! »

Sans se soucier de si on la suivait ou non, elle partit avec une hache pour contourner le barrage qui semblait se solidifier. Bref, c'était encore une autre journée au travail.

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MessageSujet: Re: Rafle number two [Pv]   Mar 1 Mai - 3:05

La jeune demoiselle était silencieusement en train de lire un livre, les jambes posées sur le mur. La tête et le reste du corps au sol. Le livre au-dessus de son visage. Elle n’avait que faire des remarques qu’elle pourrait avoir, si on la prenait à lire de cette manière. Après tout, Six lui avait dit que ce n’était pas rare de voir les gens lires de cette manière. Alors si Six dit, c’est que c’est surement vrai. Non ? Naïve cette petite gamine. « Tu sais, ici ils disent que tu n’es pas gentil avec moi Six. » Ah la psychologie des livres, une bien grande histoire avec Masael. « Cherche pas gamine, je crois qu’avec tous les sacrifices que j’ai fait pour toi, on peut me considérer comme « gentil » tu ne crois pas ? » Masael haussa les épaules, et d’un soupire se rappela la rafle. Quelle idiote, elle allait loupée l’une des seules occasions ou elle peut essayez de se rendre utile. Et non l’inverse aux yeux de ses coéquipiers. « Tâche de pas revenir avec des bleus, cette fois-ci. Tu n’auras pas droit aux bisous magiques. » Une enfant, c’est comme ça qu’il la voit. Et qu’il la force à être, la plupart du temps.

En courant, Masael se rendit sur le lieu de bataille. Au côté de Drathir, du borgne et de tous les autres. Les gens criaient de tous les côtés. Les pleurs des enfants ayant perdue leurs parents lui donner presque mal au cœur. Mais, presque. « Ne les écoutes pas. Ne reconnais-tu pas ces pleurs ? Ils veulent juste t’apitoyer. » Elle secoua la tête, puis commença à se rapprocher d’un enfant, mais il fût tuer, égorger, avant qu’elle ne puisse dire « Ça va ? » Il faut savoir être rapide de nos jours. Masael n’aurait rien pu faire pour lui de toute façon, ni pour tous les autres d’ailleurs. Tuer ou être tuer. Tel est la vie d’aujourd’hui. Masael continua d’avancer dans la foule, se demandant le pourquoi du comment de toute cette haine ? Puis, une voix familière vint à son oreille, et la jeune demoiselle se tourna vers une grande blonde. Drathir. « Reste pas dans le feu de l’action si tu supportes pas ça. Tiens, cette maison est vide, pique ce qu’il y a dedans, on continuera ensemble. » Masael esquissa un tendre sourire tout en haussant la tête affirmativement. « D’accord ! » Cette dernière se dirigea alors dans la direction de la maison, ou elle commença alors à ramasser tout objet ayant une quelconque valeur. En tant que trésorière, elle s’y connaissait en ce domaine. Le pillage. Mais, son ouïe fut attirée par des reniflements. Par animaux. Humain ? Elle se retourna et aperçue le visage d’un jeune homme, recroqueviller sur lui-même. « Pas de pitié gamine. Ont-ils eu pitié pour toi quand tu étais seul ? Aller, achève le. Juste lui. Ca montrera déjà que tu sais tuer. Aller. Masael. Bouge-toi. » La demoiselle saisit alors une dague au sol, et se rapprocha de lui, un sourire au visage. « Je suis désolée. Vraiment. Beaucoup. » Puis d’un geste rapide, précis et net visa la lame de l’arme au niveau de la carotide de l’homme. « Au moins, ça aura été rapide et bref. Sans douleur, crois-moi. » Masael baissa la tête, perdant tout sourire. Les mains immaculées de liquide rougeâtre. « Je n’aime pas ça, Six. Vraiment pas. »

Elle ressortit ensuite de la maison, un sac remplie de bijoux et autre objets précieux. Ce dernier tâché lui aussi de quelques gouttes de sang. « J’ai … terminé je crois. » Masael avait ce visage vide, sans aucune expression apparente sur le visage. Comme si en cet instant, rien ne lui passer à travers le crâne. Aucune pensée, aucun sentiment. Vide. La demoiselle leva les yeux un court moment vers Drathir, puis vers Julia. « Je viens t'informer que des opposants ont formés un barrage pas loin de la première ligne, il faudrait m'appeler des renforts pour contourner par l'ouest et détruire le barrage de l'intérieur. » Un barrage. Ces idiots s’obstinent encore à croire que c’est ça, qui les empêchera d’avancer plus loin. Idiots. Allez tous mourir. « Alors ma petite, on prend son temps ? Prends une hache et vient avec moi, on va faire couler du sang. J'ai entendu qu'il y avait un hôtel remplit de chimère là où on va, ça va être amusant ! » Masael hocha la tête, et la suivit. Saisissant un katana. « Surtout reste sur tes gardes ma « petite » ! » Un soupire se fit entendre, et tout en mettant le sac sur son dos, elle ne quitta pas du regard Julia. « Rend toi utile ! TUE ! Tue comme ils ont achevé ton cœur, ton âme. Tue comme si c’était eux, qui t’avais privé de Leikshey. » Ce n’étais pas vraiment avec joie qu’elle allait commettre tous ses crimes, mais avec envie. Si elle arrivait à se mettre dans la tête, qu’ils sont tous fautifs, et qu’ils ont tous aidés Leikshey a lâché Masael. Ce serait avec envie qu’elle les tuerait tous. Un à un. « C’est encore loin ? J’en ai marre de marcher. » Râleuse en plus de tout ça. Elle saisit son katana de ses deux mains, et bailla d’une manière surtout pas féminine.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Rafle number two [Pv]   Mar 1 Mai - 12:02

Elle n'avait pas dormi, ce n'était pas la première fois. La rumeur d'une possible rafle courait dans le club, et elle détestait les rafles. Elles n'apportaient rien de bénéfique et elles faisaient disparaître la moitié de ses clients. Enfin, rien ne s'était produit pour le moment, Kätzchen restait à l'écoute du moindre bruit à l'extérieur. Elle gardait une lame cachée dans sa manche, au cas où il fallait sortir en catastrophe.
Aujourd'hui, Kätzchen n'était pas sur son trône à observer la foule de haut. Elle était dans la foule. A chercher des yeux un éventuel rafleur qu'elle mettrait à mort avant qu'il ne sème la panique. Il fallait que le club reste imperméable à leurs attaques. Elle ne voulait pas partir, pas fermer l'œil, de peur de voir son cher club brûlé, détruit, rempli de sang. Il ne fallait pas que cela arrive.
Tout se passait pour le mieux, les combattants combattaient tranquillement, les parieurs pariaient, et les piliers de bar faisaient les piliers. Une journée normale, comme les autres. Une journée tout à fait normale, qui allait continuer à l'être jusqu'au bout. Kätzchen scrutait la foule, nerveuse. Qu'allait-elle fait si elle perdait son club ? C'était la moitié de sa vie, l'autre moitié était la boutique de fleurs. Placée dans le quartier riche, elle n'aura aucun problème à propos de ces rafles.
Un cri retentit dans la rue. Kätzchen sursauta. Non, ce n'était pas possible. Déjà les personnes quittaient le club en courant et en hurlant, se poussant entre eux. C'était la panique totale. La jeune femme s'approcha de son barman, il était calme comme toujours :

« Reste ici et je te donne le double de ton salaire pour ce mois-ci. »

Il ne broncha pas. Il continuait de passer un torchon douteux sur le comptoir en marbre. Kätzchen sortit de l'établissement, voyant la folie totale dans les rues. Elle campait devant le club. Elle attendait. Quand quelqu'un s'approchait d'elle, elle lui plantait sa lame dans le ventre, ils n'aimaient pas ça. Les moins perspicaces avaient droit à un coup de pied en plein milieu du dos. Soit ils allaient mourir dans un coin, achevés par les rafleurs, soit ils continuaient de courir, essayant de s'enfuir tant bien que mal.
C'est alors qu'elle la vit. La blondasse. C'était donc elle qui était derrière tout ça. Elle l'attendait, la fixait. Elle lança au groupe de rafleurs qui se tenait à quelques dizaines de mètres d'elle :

« On compte rester ici ou pas ? »

Elle croisa les bras, fixant ses ennemis à travers la foule.
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MessageSujet: Re: Rafle number two [Pv]   Mar 1 Mai - 22:46

    C'était une journée normale.
    Le ciel vide n'avait pas changé, vu qu'il ne changé jamais. Les oiseaux ne chantaient pas. Les gens marchaient dans la rue. Ils se saluaient, se regardaient, se parlaient. Parmi eux, dans une petite ruelle, une fille aux cheveux rouges. Abigael, là, assise sur une caisse en bois clair, le dos contre le mur, jouait avec sa longue chevelures. Elle était censée rentrer toutes ces autres caisses dans la boutique, comme lui avait proposé le patron, en échange d'un verre d'eau fraiche. Mais voilà, elle était un peu lasse aujourd'hui. Donc elle était là, dans cette ruelle, à ne rien faire.
    Tout juste dans le coin, des dames se chuchotèrent à l'oreille, et Abigael ne réussit pas à entendre leurs paroles, normalement secrète, mais devina de quoi les dames parlaient lorsqu'une d'entre elle s'écria. « UNE RAFLE ?! »
    Une rafle ?
    Abigael releva son dos du mur. Une rafle. Quand ça ? Où ça ? Aucune idée. En même temps elle se rappela de la rumeur qui courait partout à Gefangnis : la reine serait en colère. Enfin, quoi. Tout le monde peut être en colère, Abigael ne voyait rien d'un scandale dans cet rumeur. Mais, bref. Elle s'en fichait un peu, à vrai dire.

    Un cri.
    Les dames s'enfuirent. D'autres personnes dans la rue aussi. Un autre cri. Plus de gens sortir de leur maison et coururent dieu sait où. Puis un autre cri. Et un autre. La panique s'empara des habitants et eux-même se mirent à hurler pour aucune raison. Et Abigael, toujours dans sa ruelle, qui ne comprenait rien. Puis, dans les minutes qui suivirent, des pleurs, des sanglots, des hurlements de détresse et de douleur. L'ambiance du quartier avait basculé en quelques minutes. Comme ça. Si rapidement qu'Abigael n'avait n'avait toujours compris ce se passait.
    Donc elle décida de se remettre au travail : elle se releva de sa caisse, pourtant bien confortable. Lorsqu'elle se baissa pour prendre une caisse, quelque chose vint s'enfoncer dans le bois. Une lame de couteau.

    « EH OH. FAIT ATTENTION ESPÈCE D'IMBECILE ! »

    Abigael fronça les sourcils et se retourna, prête à donné une raclé à l'imbécile qui avait faillit la tuer, sûrement en voulant jouer avec le couteau. Alors qu'elle était en pleine action, le gars qui venait de planter le couteau le ressortit de la caisse et le pointa vers Abi. Avant même qu'elle n'eut finit de se retourner, elle s’écarta de lui, fixant la lame.

    « Je peux savoir ce que tu fous avec ça ? C'est pas un jouet, le taré. »

    Lui demanda-t-elle, en levant un sourcil. En guise de réponse - si on pouvait appeler ça une réponse - il s’avança rapidement, comme s'il voulait lui rentrer dedans, le couteau au niveau du bassin, prit pas les deux mains, bien pointé vers Abigael. Disons que c'était un réflexe, Abigael bougea vers la droite, fit un croche pied à l'autre, qui tomba débilement, mais il ne tomba pas sur le couteau. Heureusement, quand même. C'est pas comme si Abigael voulait le tuer.
    Alors qu'elle allait s'avancer vers lui, pour lui demander un peu ce qu'il avait tenté de faire, une main forte empoigna son épaule et la retourna, violemment. Et poing vint frapper le visage de la fille aux cheveux rouges. L'autre taré venu de nul part était sur le point de lui donner un autre coup de poing, mais il reçut tout d'abord un bon coup de pied là où ça fait mal. Il se tortilla par terre.

    « HEYO QU'EST-CE QU'IL T'AS PRIS DE ME FAIRE CA ESPÈCE DE - »

    Avant qu'elle ne puisse finir son juron, celui au couteau venait de se relever. Il avait toujours son arme dans les mains, et il fit la même chose qu'avant : il courut vers elle, le couteau pointé vers elle. Elle réussit à lui prendre le bras de sa main droite, à le tordre dans l'autre sens - ce qui l'arrêta dans son action - , et lui piqua le couteau avec sa main gauche. Elle vint à son oreille et lui murmura.

    « Je ne sait pas ce que vous me voulez, ni ce qu'il ce passe. Mais si vous voulez jouer avec Ace, alors je vous préviens que ça va faire mal. Très mal. »

    Elle tordit complétement son bras. Il hurla de douleur. Elle le lâcha, il se mit à quatre pattes et se recroquevilla derrière les caisses, tout tremblant. Quel idiot. Il avait déjà peur. Abigael se retourna, fit quelques pas vers l'autre. Elle prit son corse, leva son avant-corps. Elle le regarda droit dans les yeux, pleins de fureur. Il bégaya qu'il ne l'attaquerai plus s'il la laisse tranquille, et que c'était la rafle et qu'il fallait faire comme ça. Il fallait tuer les gens par coup de couteau dans le dos, sans qu'il ne le sache ? Elle ne comprenait pas. Soudain, l'odeur de brûlé s'inhala dans ses narines. Elle le lâcha et se précipita vers la rue. Elle balaya cette dernière des ses yeux, remarqua alors que pleins de maisons étaient en train de brûler, que sept cadavres se promenaient à terre et que une bande qui ressemblait à des rafleurs, était en train d'attaquer - et tuer - les gens qui couraient dans les rues.

    « Mais c'est quoi ce bordel ? »




Dernière édition par Abigael DaPaulo le Mer 2 Mai - 21:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rafle number two [Pv]   Mer 2 Mai - 16:20


RAFFLE NUMBER TWO
Etrangement, depuis le début de la journée, Elena sentait que ce jour n’était pas comme les autres. L’ambiance était si accablante et oppressante que cela en devenait presque irréel. Le silence régnait bien trop pesant au goût de la petite rêveuse. Non, quelque chose n’allait en ce jour à Gefängnis. Elle était inquiète, tant et si bien, qu’elle ne put tenir en place. Elle aurait voulu rendre visite à Luh, mais elle savait que son « grand-frère » serait surement repartit pour un de ses longs voyages. Elle préféra se décider pour lui ma foi, un peu plus fréquenté et où malgré tout, on ne la remarquerait pas.

Elle mit alors en route pour le quartier pauvre. C’était probablement un des endroits de la ville qu’elle hantait le plus, bien qu’elle préférait rester en dehors de close. C’était d’ailleurs parce qu’elle ne s’y sentait pas trop mal à l’aise, qu’elle avait fini par apprécier ce lieu. Elle l’avait même choisit pour pouvoir prévenir les habitants de Gefängnis que la reine était en colère. Sa rumeur avait d’ailleurs était confirmée très récemment par la dirigeante elle-même.

Alors qu’elle réfléchissait ou rêvassait plus précisément, Elena remarqua qu’elle n’allait pas tarder à arriver. La forêt s’éloignait derrière elle depuis une bonne centaine de mètres déjà. Elle serait bientôt dans la seconde partie du quartier central. Il était impressionnant de voir comme la forêt de cuivre et la ville de Close, pourtant si proches, n’avaient absolument rien à voir. La prison était toujours surprenante et cependant…si dangereuse.

Un cri vint alors déchirer le silence ambiant. Il pétrifia la jeune rêveuse, qui se stoppa net. Elena releva la tête et là, sous ses yeux se déroula une scène d’une violence inimaginable. Des larmes, du sang...La terreur avait été répandue. Malheureusement, Elena ne connaissait trop bien ce que signifiait tout cela, une rafle avait été lancée. Qu’elle en était son origine, elle l’ignorait et préférait ne pas la connaitre, mais ce qui l’inquiéter véritablement, c’était de savoir où était Luh. Elle espérait qu’il ne lui arriverait rien.

La rêveuse s’apprêtait à partir, mais elle finit par changer d’idée. Elle ne pouvait se décider à partir dans une telle situation. Certes, elle détestait la violence, mais elle ne supportait pas l’idée de fuir et de laisser des personnes souffrir sans raison. Comme toujours. Ce spectacle était tout simplement écœurant. Non, elle ne pouvait partir ainsi et, elle s’enfonça un peu plus profondément dans le quartier. Sur son chemin, Elena fut accablée par la vision qui se dégageait. Femmes, hommes, enfants et autres chimères, étaient agressés à chaque coin de rue. Les rafleurs agissaient en véritables barbares, pénétrant dans les demeures de leurs pauvres victimes.

Soudain, un petit garçon arriva en courant et la percuta. Des grosses larmes perlaient sur son visage salit par la terre et les cendres. Il était blessé sur plusieurs de ses membres, sur lesquels du sang épais coulait. Cette vision attrista la rêveuse. Oubliant ce qui se passait autour et se concentrant sur le petit garçon, elle s’accroupit à ses côtés. Avec le bas de ce qui lui servait de haut, elle essuya ses blessures et le prit dans ses bras. Elle l’emmena à l’abri dans un coin reculé.

Tout en le berçant pour essayer de la rassurer comme elle le pouvait, elle observa les alentours. Son regard s’arrêta sur un groupe de rafleurs dont une blonde et une brune se détachaient. Elena elle-même n’aurait su dire pourquoi son attention c’était portait sur elles. Elle croisa rapidement le regard de la blonde et se rendit compte, qu’elle avait déjà vu son visage. Peut-être s’étaient-elles déjà croisées dans la rue. L’autre ne porta pas son attention sur elle et en le fut quelques peu soulagée, elle n’était pas sûre de la conduite à adopter. C’est alors, que derrière eux, elle vit Abigael apparaitre, toute aussi prise au dépourvue.

La jeune femme prit de nouveau l’enfant dans ses bras, qu’elle se refusait d’abandonné, il paraissait si effrayé et perdu. Habituellement, elle l’aurait surement trouvé lourd, mais dans la panique, elle n’accorda aucune importance à ce détail. Essayant, de se tapir dans l’ombre afin qu’on ne la remarque pas. Elle fit un détour à travers les rues adjacentes, évitant les rafleurs du mieux qu’elle pouvait. Pourtant, lorsqu’elle arriva au coin d’une rue, un couteau passa sur le côté droit de son visage, lui coupant la joue. L’homme lui cracha au visage. Prenant le temps d’essuyer son visage, elle eut tout juste le temps de réaliser qu’il opérait un nouvel assaut.

Lui échappant du mieux qu’elle pouvait, elle posa l’enfant derrière des débris et des caisses. Affronter le rafleur ne saurait pas une partie de plaisir, mais elle n’avait pas le choix. Il ne manqua pas de la blesser plusieurs fois, mais ce n’était que superficiel. Soudain, il la poussa et elle s’écroula au sol. Elle regarda autour d’elle et eu soudain une idée. Elle prit une poignée de terre et lui lança au visage. Surpris, il marqua un temps d’arrêt et elle profita pour le pousser. Ce fut plus fort qu’elle ne l’imaginait et le bras de l’homme passa dans un feu. Il hurla de douleur et, récupérant l’enfant, elle s’enfuit. Tout en courant, elle vérifia si elle n’était pas suivie et par chance, elle vit qu’il ne la suivait pas. Elle se concentra sur son but. Elle était bientôt arrivée.

Elle attrapa le bras de son amie et l’attira à elle.
    « Abigael ! Aide-moi ! »


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MessageSujet: Re: Rafle number two [Pv]   Mer 2 Mai - 19:46

C’était une journée calme, en apparence seulement, Zita n’avait précisément rien à faire. La première idée qui lui vint, fut d’aller vers l’endroit où elle trainait le plus : les quartiers pauvres. Chouette place pour se balader avec ses rues délabrés, ses ordures et autres cadavres humains. Un régale pour les yeux. Au moins, en se promenant par là bas, elle était toujours sur d’avoir du boulot. Disons simplement que la médecine n’était pas la spécialité de Gefängnis et que les rares personnes capable de soigner correctement avait bien trop peur de le faire. Zita s’en doutait, elle devait bien être une des seuls à n’en avoir rien à foutre.

Ainsi, elle se décida à prendre les chemins de Close, n’oubliant pas sa mallette, au cas où un patient pointerait le bout de son nez/mandibules/crocs. La route ne fut pas longue, avec le temps, elle avait appris à connaitre touts les petits raccourcis, les petits passages « secrets ». Mais ô grand jamais elle n’aurait pensé que cela lui serait autant utile, surtout en ce jour qui semblait si tranquille. La blonde, tout en continuant de marcher en de grande enjambé, se lamentait sur le caractère trop calme de Gefängnis. A ses yeux bien sur. Elle avait bien compris que de multiples complots se tramaient. Bien qu’elle ne soit pas un soldat aguerris, elle avait toujours été maline et pensait qu'enfermer en un même endroit tant de personnes dangereuses n’allaient pas les pousser à se conduire droitement. Ainsi, elle n’avait jamais réellement prêté attention à toutes ces histoires de Rafleurs, de chimères… Le nom de Hurle ne lui rappelant pas grand-chose même. Mais depuis que la reine, Gestez, avait fait cet annonce, la Blonde avait bien du s’y intéresser. D’après elle, le voleur avait 70% de chance d’être du coté des Rafleurs. Le reste allait soit vers une chimère désireuse de changer sa vie remplit de préjugés, soit vers un Perdues voulant regagnait sa terre adoré. Mais maintenant, pour s’assurer de la véridicité de ces propos, il nous fallait savoir quel était cet objet volé. Bien, la Reine voulait que l’on le retrouve. Mais si nous ne savions même ce que c’était, dur, dur… Du moins, ce n’était pas dans les projets de Zita que de retrouver cet objet. Le plus intéressant à ses yeux aurait été de découvrir la nature de l’objet et la raison de ce vol. La curiosité est un vilain défaut, mais parfois, ça aide.

Perdues dans ses pensées, Zita n’avait pas remarqué son arrivé dans les rues poisseuses de Close. Cependant, lorsqu’un corps sanguinolent atterrît à ses pieds, elle fut bien obligée de retrouver ses esprits. Sa première réaction fut de dévisager le corps, qui, après vérification, n’était plus qu’un simple cadavre. Par la suite, elle constata que cet homme était une chimère, il exhibait d’ailleurs un membre en métal tordus. Ne s’attardant pas trop sur cela, elle enjamba le corps sans vie et jeta un coup d’œil dans la rue principale.

Les maisons étaient dévastées, pillés par ce qui était sans doute des Rafleurs. Des cadavres gisaient de toutes parts, dénonçant la sauvagerie de ces brutes. Bien que Zita n’ait rien contre ces « Rafleurs », elle n’acceptait pas leurs convictions, spécifiquement cette haine des chimères. Cela lui paraissait grotesque. Ainsi, elle fut tenté de déguerpir, non pas peur, mais par agacement. Elle le savait, à elle seule, elle n’aurait jamais put arrêter ces personnes, et la vue d’entrailles dégoulinant sur le sol n’était pas sa tasse de thé. Cependant, alors qu’elle décidait de quitter cet endroit, son œil fut attiré par une chevelure rousse. Un homme, bandeau sur l’œil et sourire carnassiers sur les lèvres, transperçait avec joie le corps d’un pauvre homme. Experte, Zita constata qu’il avait raté de peu le cœur. Il a transpercé le poumon. Gros malade va.

Sans réfléchir elle s’élança, après avoir tout de même attendu que l’homme ne soit assez loin. Elle l’ausculta rapidement. L’homme était encore en vie mais sa respiration se faisait de plus en plus rapide. Son cœur s’emballe et il commence doucement à s’asphyxier. Il va clamser, le poumon s’affaisse. La peau de l’homme vire au bleu. Une mauvaise blague lui vient mais elle se retient. Garder son calme. Maintenant, lorsqu’il respirait, on pouvait l’entendre siffler. Pneumothorax traumatique. Je dois me dépêcher où ça va s’aggraver.

Facile à dire, dans des conditions pareilles, soigner n’est pas de tout repos. Zita fait abstraction du chaos alentour. Elle voudrait bien trainer l’homme dans ne ruelle sombre mais cela aggraverais son cas. Ne jamais bouger une victime. Elle prenait des risques pour un homme inconnu ayant une chance sur deux de mourir, Super. La blessure est trop grave. Ce n’est pas traumatique. Elle regarda l’homme, suffoquant. Il ne lui restait pas longtemps à vivre. Ses veines, au niveau du cou, étaient distendues, sa respiration trop, beaucoup trop rapide. Elle palpa son torse, devenue spongieux. Elle accueillît son diagnostique comme un présage de mort. D’après ce que je vois et la gravité de la blessure, le torse transpercé, poumon droit touché, hémorragie interne. C’est surement un Pneumothorax sous tension, il me faudrait le matériel nécessaire

Afin de soulager la pression, Zita plaça avec précisons une aiguille par voie intraveineuse, technique dite, à l'arrache. Elle se démenait, tentait le tout pour le tout. Les mains couvertes de sang, ont aurait dit un meurtre. Au bout d’un certain moment elle comprit que cela était inutile. C’était trop tard, il était déjà mort. Mais elle ne voulait pas abandonner. Elle voulait un miracle. D’un geste brusque, elle s’essuya le front, le recouvrant de sang. Et elle continuait à se déchainer sur un corps déjà sans vie, dans l’espoir de se soulager la conscience, désespérée, sans se soucier du fait qu’elle était encore en plein milieu d’un massacre et qu'elle même, pouvait se faire tuer à tout moment.
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Rafle number two [Pv]
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